mardi 1 juin 2010

Doublé Grand Raid 73/Allobroges

Un week-end choc, sept semaines avant l'objectif de l'année. Les conditions seront bien différentes à Silverton, mais l'idée de faire 130 km et 9000 m+ en moins de 40 heures arrive à point nommé pour se rassurer, au moins sur la capacité des quadriceps à résister au cumul de descentes. Restera la grande inconnue du Colorado : l'altitude.

Deux remerciements sincères et néanmoins mérités : à DidierP qui lance l'idée du doublé sur le forum d'Ultrafondus et à Serge qui me décide à franchir le pas et faire la 2e course du week-end.

Vendredi 21
Olivier91 retrouvé par hasard sur l'autoroute, ah c'te blague !
Je fais un stop au Cellier des chênes à Saint Baldoph : je vous le conseille, j'en suis ressorti avec plus de choses que prévu mais je me délecte à l'avance de déguster ma Chartreuse dans des verres de Chartreuse (d'ailleurs, on reconnaît bien là les Savoyards, leurs verres à liqueur font la taille des verres à bière de Paris -- bref).
Rencontre avec le père Noël Gilbert en personne dans le gymnase de Cruet, c'est déjà la fête !
La fête continue chez Upda & Co., merci pour l'accueil et _la_ recette qui marche : gratin de crozets :-) Tout cela assorti de discussions tactiques (j'adore toujours ces moments). Allez c'est parti pour 15h/12h avec Didier pour le duo du doublé.

Samedi 22 -- Grand raid 73 Allibert trail
Je pars avec Didier et Sam après avoir croisé Roger, Bébert et son pote (Fred ?) spécialistes vidéo. Donc nous sommes plutôt vers la fin du peloton, la première montée est un peu lente à mon goût mais -- mais --, instant décisif du week-end, c'est exactement le rythme qu'il me fallait. Je me détache de Sam et Didier au fil des dépassements. La chaîne de Belledone est vraiment magnifique. À la montée de la Gallopaz, je me sens toujours aussi bien. À la descente je croise Anaëlle qui va se faire sa Gallop' à elle, et je continue mon petit bonhomme de chemin. Ça passe vite, je n'ai toujours pas de coup de mou... je bois beaucoup par rapport à d'habitude, et surtout j'enfourne beaucoup de tranches de saucissons... sur du pain d'épices c'est un délice. Un bout de banane pour faire couler et, bref voila je continue.
En route pour le Colombier, je croise Alice, Sophie et les enfants juste avant de repartir du ravito. Assez rapidement je me retrouve au col où je suis heureusement surpris par la présence de Sandrine et Manu, ah-ah trop super bien ! J'ai à peine le temps de discuter et 23' plus tard je suis au sommet. Je baisse mon buff sur mes yeux et m'aide de ma canne pour trouver mon chemin en comptant sur la bienveillance des bénévoles pour me l'indiquer... mais l'irresponsable de service veut me conduire au ravin. Heureusement au passage de la croix je recouvre la vue, pétard c'était bon de te voir là, François.

(en haut du Colombier, photo François)

D'ailleurs bizarrement, François, en bon Bauju, porte des chaussures à lacets, alors que lorsque l'on monte au sommet du Colombier, on pourrait se dire que dans ce coin ils ne connaissent pas -- les lacets. Humour.
Ça doit être par là que je me pose la question de mon week-end choc : finir fort (relativement, s'entend) le GR73 ou ralentir pour assurer le doublé ? Beh je choisis la première solution, je suis bien, toujours pas de coup de mou, roule-ma-poule. Je relance à chaque portion à peu près plate, je me suis vraiment régalé. Déjà le mont Pelat et son ravito où je retrouve une nouvelle fois la family-crew : les filles me tiennent au courant des écarts, je ne me fais même pas trop larguer par Laurent, j'suis trop content. Et puis la fin, bah c'est relance encore alors vraiment c'est top. Au final je crois bien ne pas m'être fait doublé, ça doit être la première fois que ça m'arrive ! 12h29... pour 15h prévues c'est pas mal, merci du cadeau père Noël Gilbert. Au GPS 71 km et 4700m+, le tout enregistré en quatre traces : enregistrement début, enregistrement fin, effacer journal suivi, impecc.
L'attente des collègues est bien sympa, bouffe avec Gilbert, et farniente dans l'herbe avec les filles -- je sais maintenant pourquoi il faut arriver avant les autres ;-) À l'arrivée de Didier, la décision irrévocable tombe : malgré les 15h de précision alsacienne (10' d'avance), le bougre n'a plus envie d'aller visiter le Chablais. Du coup moi non plus. On bouffe (encore), on discute (toujours), j'ai un peu de mal à me décider et un peu avant 22h j'appelle Serge pour annuler ma visite. En 2', il arrive à inverser la situation : je monte dans la voiture et file chez lui.

Dimanche 23 -- Trail des Allobroges
Je me gare et prépare mes affaires pour le lendemain, ou plutôt le jour même. Je n'ai plus qu'à dormir, je ferai un p'tit déj pain au choc/Coca dans la voiture en allant au départ pour maximiser mon temps de sommeil. Je mets le réveil et voilà qu'il sonne déjà. Quatre heures ça passe vite, mais j'ai encore passé une bonne nuit.
Au départ, je croise un Ufo mais tellement vite que je ne me rappelle même plus de son pseudo : je suis déjà à l'ouest. Et paf c'est parti, 212 concurrents et pendant une heure, je serai 210e de la course. Je suis à fond, j'ai l'impression d'avancer mais tout le monde est loin devant. Je vais doucement (sic !) dans les deux premières descentes, discute pas mal dans les montées -- p'tit bonjour au frangin de Tercan, je ne lui ai même pas demandé son prénom. Au bout de 2h de course, je commence à avoir des remontées d'émotions : voilà qui est pratique quand on fait deux courses en un week-end, pas la peine d'attendre la fin pour pleurer sur soi.
Évidemment c'est là que ça se corse, la montée qui suit sur piste forestière est une horreur et n'en finit pas, la poisse : mont Forchat, tu m'étonnes. N'empêche que la combe (?) au pied du col de l'Encrenaz est superbe. Et puis ça fait tout oublié si bien qu'arrivé à Lullin et au croisement 58/35 km, là j'aurais pu choisir d'écourter ma course, je n'y pense même pas : zou. Après tout je me sens bien, enfin pas beaucoup plus mal que ce matin. Peu de temps après on longe le Brevon sur le muret qui le borde : c'est excellent... mais trop court, ensuite ça remonte et ça devient l'enfer !
Heureusement, entre deux passages à corde -- c'est bien ça repose les jambes --, je trouve des p'tits gars du secours en montagne qui s'apprêtent à prendre l'apéro : je passe directement au morceau de pain à la fondue et au bout de saucisson ; ah qu'ils sont gentils les gars du pays ! Ensuite c'est de nouveau ravito (officiel) où je me pète encore la ruche au saucisson. La montée sur la pointe d'Ireuse est superbe, dans les névés avec vue sur... eh bien tout, quel régal.

(étude de la flore, montée à la Pointe d'Ireuse, photo Terra Trail)

En plus, j'ai encore perfectionné mon style « de l'étude de la flore en mode macro avec bâtons à l'appui », étude commencé sur les pentes du Grand col Ferret en 2007, que j'aurais l'occasion de retravailler peu avant l'arrivée. En haut je tape la discute avec les gars de l'organisation et ne résiste pas à l'envie de partager mon programme de la veille avec eux : ça fait un peu imbu de sa personne mais les encouragements donnent du moral. La descente est « relativement peu roulante, dois-je dire » et l'arrivée sur le lac pourtant magnifique de Vallon est interminable, je courotte laborieusement en étant surpris trois fois par mes bâtons que je tiens à la main : j'ai cru trois fois de suite que quelqu'un me doublait... ouch, la chaleur commence à faire son effet, la déshydratation et la fatigue aussi. La ravito est un bonheur : saucisson, saucisson, saucisson. Bizarrement e repars de là avec la pêche, le petit passage le long du Brevon (encore) me fait du bien, il fait plus frais. Je tiens au GPS et décompte les kilomètres. Sauf que les rallonges font toujours recette, la fin n'arrive pas. Au 56e je suis avec un gars du coin qui me dit « oh, il en reste au moins quatre »... je me dis « il déconne ! » et comme ça roule, je relance. Et en fait au 58e je suis toujours en train de relancer et l'arrivée est toujours plus loin. Bref, après avoir cru un bon moment pouvoir terminer en 12h, me voilà à 12h20 de course à une route, où le bénévole m'annonce deux-trois kilomètres. QUOI ? Heureusement trois minutes plus loin une charmante demoiselle m'annonce cinq vraies minutes... Un dernier virage, un joli petit pont, dernières photos officielles et un dernier bénévole qui me dit de lever la tête pour voir l'arche d'arrivée, un dernier coup d'œil à ma montre et au lieu de monter tranquillement cette dernière côtelette, je cours pour faire le chrono idéal du week-end : 12h29 :-) Trop content de faire ce temps-là. Au GPS, 60 km bien tassés et 3700m+. Évidemment à cette heure il n'y a plus grand monde, je retrouve un gars avec qui j'ai passé la première heure et m'attable devant le repas d'après course qui tue : crozets et jambon de pays. Pétard ! J'aime trop ça !!!!

Petit bilan après le retour
Le bémol du week-end : pas vu beaucoup d'Ufos en proportion du nombre d'inscrits sur les deux courses, je suis peut-être un peu asocial. À ma décharge, j'étais en y repensant vraiment pas très alerte le dimanche matin.
Il faut que je mette les traces sur la carte IGN pour retrouver mes idées, tout se mélange. Mais c'est pas si grave parce que c'était chouette, vraiment très chouette :Belledone, Chartreuse, Bauges, Chablais... quel plaisir ; les copains, quel plaisir ; des questions, une réponse, quel plaisir ; 130 bornes et 8500m+ au soleil, quel plaisir. Mangez-en comme dirait un loupiot du coin. Je n'étais pas en Célestie mais je peux quand dire « on est bien ». Ce matin petit déj', puis soupe, puis re-soupe sur l'autoroute, puis énorme salade de riz en arrivant à la maison, avec du salé et du lait, de l'eau... et -2 kg sur la balance. J'ai comme qui dirait un petit déficit quelque part, mais je ne cherche même pas où, j'ai trop faim de saucisson et soif de bière pour y penser !

Équipement
Aux pieds, des Inov-8 bien sûr. Les X-talon 212 le samedi, qui à cause d'un mauvais laçage (trop lâche) pendant les deux premières heures me donneront quelques ampoules. Celles-ci seront non-traitées par la Croix rouge à l'arrivée : du désinfectant sur l'ampoule et un pansement... c'est tout. Ah ? Je les percerai avec une épingle juste avant le départ le lendemain, en renforçant les pansements avec du sparadrap. Le dimanche, les Roclite 295 pour changer. Pour les deux courses, chaussettes de base, guêtres, short, t-shirt manches courtes Ufo, manchettes Moeben papillons, buff, veste Raidlight Top R-light, ma montre Timex pour le chrono général et avoir un repère d'arrêts aux ravitos et mon Garmin Foretrex 401 pour les traces, l'altitude calibrée sur les GPS fonctionne très bien. Pour porter l'approvisionnement, le sac à dos Wasp de Ultimate Direction. Le départ se fera avec la poche remplie de Badoit rouge, une crème de marron, un sachet de noix de cajou, deux compotes le samedi (j'en aurais bien avalé une de plus) et quatre le dimanche (une de trop).

vendredi 7 mai 2010

In the Starting-blocks

Grand jour.

En plein « courons vert », me voilà en train d'exploser mon quota d'équivalent-carbone. Oui, aujourd'hui j'ai franchi le pas. Le plus important de l'année sans doute, pour tout ce qui concerne le plus important de mes loisirs. Après avoir mûrement peser le pour et le pour, j'ai joué de la carte bleue qui a rougi sous le poids des chiffres.


Pour :



Aller le lundi 5 juillet, départ à 10h40 de CDG. Arrivée à 18h59 à DEN après une escale de presque quatre heures à ATL.
Retour le lundi 13 juillet, départ à 14h30 de DEN. Arrivée à 11h30 à CDG après une escale d'une heure et vingt minutes à ATL.

Entre les deux :


(ou équivalent)


Tout ça pour profiter de ça (entre autres) pendant quatre jours :



Keep going!

dimanche 11 avril 2010

La tonte du jardin...

2008 (10)
  • 22 avril, sans ramasser, mode dépotage, et je continue chez M.-C. ;
  • 3 mai, sans ramasser parce que pas trop haute ;
  • 9 mai (quel rythme !) ;
  • 24 mai, sous la grosse pluie tropicale ;
  • 7 juin ;
  • 17 juin sous un beau soleil en fin d'après-midi ;
  • 1er juillet sous la chaleur ;
  • 28 juillet, et chez S&L ;
  • 16 août, et chez S&L ;
  • 8 septembre, mode dépotage en profitant d'une accalmie.
2009 (13)
  • 16 mars, premier essai, deux allers-retours et le moteur part en fumée... il faudra attendre une nouvelle tondeuse pour finir!
  • 19 mars, la nouvelle tondeuse à peine arrivée, déjà testée : la saison a démarré ;
  • 3 avril en soirée ;
  • 18 avril ;
  • 23 avril ;
  • 2 mai, tout est dans le rythme !
  • 20 mai, après quinze jours de pluie le week-end, c'est la brousse ;
  • 4 juin, c'est haut !
  • 13 juin ;
  • 29 juin ;
  • 13 juillet ;
  • 25 juillet ;
  • 22 août ;
  • 12 septembre.
2010 (11)
  • 10 avril, rapide, pas de fioritures ce coup-ci ;
  • 24 avril, super-fast. ;
  • 15 mai ;
  • 29 mai ;
  • 5 juin ;
  • 18 juin ;
  • 1er juillet ;
  • 31 juillet ;
  • 7 août ;
  • 21 août ;
  • 2 septembre.
2011 (16)
  • 4 mars (avant le goûter d'anniversaire !) ;
  • 22 mars ;
  • 5 avril (avant le goûter d'anniversaire !) ;
  • 18 avril ;
  • 5 mai (une semaine trop tard) :
  • 18 mai ;
  • 4 juin ;
  • 25 juin ;
  • 5 juillet ;
  • 30 juillet ;
  • 9 août ;
  • 19 août ;
  • 1er septembre ;
  • 10 septembre ;
  • 22 septembre ;
  • 4 octobre.
2012 (15)
  • 25 mars ;
  • 12 avril ;
  • 30 avril ;
  • 7 mai (avec un passage chez M.-C.) ;
  • 14 mai ;
  • 23 mai ;
  • 31 mai ;
  • 20 juin ;
  • 28 juin ;
  • 16 juillet ;
  • 8 août ;
  • 17 août ;
  • 25 août ;
  • 7 septembre ;
  • 23 octobre.
2013 (15)
  • 4 avril ;
  • (17 avril : la tondeuse ne tourne qu'une seconde avant arrêt complet... on change) ;
  • 20 avril (nouvelle tondeuse) ;
  • 27 avril, avec bûcheronnage ensuite ;
  • 6 mai ;
  • 3 juin ;
  • 8 juin ;
  • 15 juin ;
  • 29 juin ;
  • 6 juillet ;
  • 15 juillet ;
  • 1er août ;
  • 10 août (tondeuse manuelle) ;
  • 24 août ;
  • 5 septembre ;
  • 20 septembre.

mercredi 17 février 2010

Pourquoi pas un billet de plus sur la Hardrock ?

La Hardrock Hundred Mile Endurance Run est une course en boucle d'environ 100 miles et 10000 m de D+ qui se court depuis 1992 au départ de Silverton dans les San Juan Mountains, Colorado ; l'altitude moyenne de la course est de 3400 m avec un mini à 2340 et un maxi à 4280. Il y a quelques huit barrières horaires sur le parcours, le temps maximal autorisé pour finir la course est de 48 heures, baiser du rocher d'arrivée compris. Pour des questions de traversées de réserves naturelles, le nombre de partants est limité, très limité, même : 140 cette année au départ, pas plus... mais pas moins non plus, l'explication suit. Ce nombre est déterminé par les autorités, il augmente de 5 (cinq) personnes de temps en temps.

***

Mon dossier d'inscription est assez succinct : l'UTMB faisant partie des courses qualifiantes, j'ajoute un petit laïus où j'expose mes différentes expériences sur des courses plus courtes, mon attrait pour la montagne et place même un petit mot sur mon copain PhV, 1er étranger en 2009... Jusqu'à l'année dernière, la date limite de réception de l'inscription était fixée au 1er janvier (tous les dossiers parvenus à l'organisation avant cette date étaient mis à la poubelle) mais pour cette année, il n'y a plus de limite : j'envoie ma demande dès la parution du règlement. La réception du dossier et ma qualification ne me demande pas beaucoup de stress puisqu'une liste est mise à jour régulièrement sur le site de la course dès le mois de décembre : c'est rassurant. Au 6 février 2010, date buttoir pour la réception du dossier, il y a 440 inscrits.

D'une part, il y a donc un tirage au sort un peu biaisé pour pouvoir prétendre faire partie des chanceux au départ, pour lequel un nombre de tickets nous est affecté. D'autre part, il y a ceux qui sont pris directement : ceux qui ont fini 5 Hardrock et les vainqueurs homme/femme de l'année précédente, soit 42 concurrents en 2010 (Kirk Apt pourra briguer une 16e arrivée... sur 17 éditions). Le top-5 homme/femme de l'année précédente n'a droit qu'à un ticket supplémentaire, tout comme ceux qui ont été refusés l'une des trois années précédentes. Pour moi et ma première participation à la loterie : 1 ticket.
Cette année, il n'y avait donc que 98 places réelles à la loterie puisque Diana Finkel et Karl Meltzer, vainqueurs en 2009, ont re-signé et qu'il y avait 41 five-time finishers-et-plus sur la liste des inscrits (Karl en fait aussi partie !) ; nous étions donc 398 à postuler au tirage au sort, y compris un certain Dawa Dachhiri Sherpa, pour un nombre de tickets total que je ne connaîtrais jamais... 500 ? moins ? plus ?

Cette année ont donc été tirées au sort les 98 premières places (qui formeront la « liste principale » avec ceux qui entrent sans devoir s'en remettre au sort), mais également les 300 places suivantes qui constituent le classement d'une « liste d'attente ». En effet, au fur et à mesure des défections des coureurs de la liste principale, les coureurs de la liste d'attente sont déclarés partants selon leur classement. Exemple : 3 coureurs de la liste principale déclarent forfais : hop, les coureurs 1 à 3 de la liste d'attente prennent leur place, et ainsi de suite. En moyenne il y a 40 défections par an ; celui qui se trouve classer à la 4e place de la liste d'attente est quasi-sûr de participer (mais pas sûr-sûr, si les 143 premiers sont solides !) ; celui qui est 99e, vraiment très peu de chance (mais c'est arrivé en 2008 !). En fait, il n'y a que (sic !) 290 noms sur la liste d'attente cette année, j'ai dû louper quelque chose.
Ce remplacement des malchanceux dure jusqu'au dernier contrôle des coureurs avant le départ, c'est-à-dire 5 h du matin le vendredi pour un départ à 6 h. Certains coureurs de la liste d'attente viennent jusque sur la ligne de départ pour remplacer un coureur qui aurait eu une panne de réveil -- faites attention à ce que vous buvez la veille, et avec qui !

La loterie se déroulait à Los Alamos et était à suivre via twitter (j'aurais pu la suivre en direct si j'avais été un peu plus curieux et stressé, zut !) ; à la relecture du flux, mon nom sort du choixpeau (oui, ça commence à dater) à la 74e place.

J'ai donc lu le résultat dans la soirée, et la surprise n'a pas cédé la place au sourire tout de suite, j'ai dû subir les deux pendant quelques heures !

***

Au hasard (?) de mes pérégrinations webesques depuis dimanche, j'ai trouvé une trace GPS qui résume au moins quatre ans de rêves (encore plus présents depuis le récit d'Étienne) que j'emmènerai certainement dans mon Foretrex 401 le jour J :


(trace de la course de Russ Evans en 2004 issue de SportTracks ; il manque juste les 7 premiers miles, entre le point rouge -- Silverton -- et le vert ; pour jouer avec la trace, c'est par ici)

La course de 2010 se fera dans le même sens que celle de 2004, dans le « sens horaire » ou clockwise. Pour les 7 premiers miles manquant sur cette trace, j'espère pouvoir suivre !

Le budget est encore incertain (toutes les idées sont les bienvenues, dons de miles inclus), le calendrier à revoir -- je ne m'attendais pas à être pris au premier essai, mais il faut commencer tôt pour avoir un Ten Year Award -- mais je ferai tout mon possible pour fouler ces chemins.

***

Si je rencontre de la neige, j'aurai une pensée pour la 130e brève d'ultra d'Upda (même si j'ai peu de chance d'être le premier sur un névé !).

Et quand je foulerai ce col, je serai frais -- encore, j'espère, c'est au pk25 -- et j'aurai une pensée pour mon bon Swampy :


(crédit : Scott Hise, Island Lake depuis le Grant Swamp pass, évidemment)

Avec donc encore un peu de chance, je verrai Speedgoat Karl deux fois cette année (à Silverton -- je ne compte pas le voir longtemps après le départ, ni avant la remise des prix aux finishers) et à Chamonix où il essaiera de redresser la cote des Américains (masculins, Krissy ayant encore enfoncé le clou en 2009) lors de l'UTMB. Je reverrai peut-être aussi Krissy, qui a prévu de faire pacer pour Roch Horton (là encore, à la remise des prix seulement !) et mon souhait le plus cher en ce moment est de finir avec ou devant John DeWalt (arrivé en 47 h 47 l'année dernière, à l'âge honorable de 73 ans) ; arriver plus tard doit être un poil stressant.

Le temps moyen tourne autour de 40 heures selon les années, de quoi arriver en tout début de nuit. Il faudrait que je compare à l'UTMB, mais en planifiant dès le départ les deux-jours-et-une-nuit, ça me semble réalisable sur le papier, à la grosse (énorme) incertitude de la réaction à l'altitude près. Si l'altitude me limite au point de vue respiration en côtes, elle pourrait (faire un effort et) me laisser dérouler tranquillement dans les descentes, non ? Cela pourrait (encore du conditionnel, y'en à marre !) contribuer à sauver les quadriceps qui m'ont fait défaut à partir de Courmayeur lors de mes trois UTMB. Bon tout ça, ce sont des plans sur la comète, l'objectif numéro un sera d'être au départ, le second à l'arrivée avant les 48 heures fatidiques.

***

Pour ceux qui ont émis un doute -- avec raison -- sur les 17 épreuves depuis 1992 (en 19 années, donc), il n'y a pas de problème de comptage parce que la course a été annulée par deux fois : en 2002 à cause des feux et en 1995 à cause de la surabondance de neige ; pour l'instant la couverture neigeuse est dans la moyenne, espérons que ça dure.

lundi 8 février 2010

Hardrock


Une photo prise par Scott Hirst depuis le Grant Swamp pass, avec vue directe sur l'Island Lake.

...

Cette image deviendra-t-elle réalité ? Après le résultat de la loterie qui détermine les chanceux qui seront sur la ligne de départ, on dirait bien que oui !

jeudi 28 janvier 2010

007

Appelez moi James. James Stéphanovsky-dooooooo.

Septième ultra-du-boulot : oui, il a perdu sa dénomination de « off » parce que, bah ! cette sortie devient quasi-routinière alors elle se transforme, normal ; et puis sept c'est le chiffre de raison, après tout.

Grande nouveauté du jour : mon GPS Garmin Foretrex 401 est à mon beau poignet, ou l'inverse. Il me sera très utile pour penser aux chiffres, et même pour me motiver. Voilà le résultat sur le site Garmin-connect (j'ai un peu rogné le départ et la version est très dégradée en visualisation, mais conforme à l'originale en téléchargement (environ 2700 points).

Autre nouveauté, j'adapte encore une fois la route sous Openrunner pour optimiser le passage à Viry-Châtillon qui ne me plaît pas (aménagements des berges et 200 m glauques), tout en rejoignant le GR avant le Pont des belles fontaines et en continuant le parcours comme la dernière fois. Après un coup de GPS Visualizer pour la réduire à 490 points, je l'importe dans le GPS et hop : Cartes/Afficher enregistre./Naviguer !

Le départ est frais, -4°C prévu, les flaques sont gelées et c'est tant mieux, je ne salirai même pas mes guêtres.
Je m'amuse donc avec le GPS un bon moment, à regarder la direction indiquée au moment où il faut tourner : c'est impressionnant, il prévient un peu à l'avance du virage et indique sans se tromper le moment opportun pour l'effectuer, je suis sous le charme ! J'hésite à mettre la musique et puis finalement, je me fixe la limite de 10 km/h pour la mettre, histoire de retrouver un peu de peps sur la fin, si jamais je sens cette moyenne à portée et que je suis limite (pour rappel, je n'ai jamais pu la tenir sur ce parcours, mais j'y crois à mort... pour un jour prochain !).

Au bout de deux heures, je me suis aperçu que l'eau dans l'embout du tuyau de ma poche gèle, et que mon buff que je remonte au-dessus de mon nez et que je mouille de mon haleine a le temps, lui aussi, de geler lorsque je bois quelques gorgées. J'explose tous mes temps de passage et je hausse la limite musicale à 10,5 de peur de ne rien écouter du tout ! La magnifique lune qui m'accompagne depuis le départ se couche, elle est presque pleine et est remplacée par les lampadaires au sodium à hauteur de Villemoisson-sur-Orge : la clarté y gagne ce que la féérie y perd.

Je branche le lecteur mp3 vers 3h de course, vu que le F401 indique 10,5 de moyenne globale, et j'opère un changement de pile, affaiblie par le froid, en courant : même pas peur.

Il fait encore bien nuit, je réalise que ça sera juste pour le lever de soleil... la prochaine fois je partirai un peu plus tard. J'ai un passage difficile, comme d'habitude, dans les 37 à 45 km, j'en profite pour marcher sur le pont de Villeneuve-St George, ça sera ma seule partie non courue -- hors pauses vidange. Ensuite le F401 indique un 10,4 km/h au bout de quatre heures, ce qui me convient parfaitement vu que les jambes peuvent encore courir. La fin approche. Je retrouve un peu de mordant vers Alfortville pour ne pas m'éterniser le long des files de voitures. Et puis la fin se fait sourire aux lèvres, sur le quai de Charenton, le long de l'A4, je me fais doubler par des policiers en camionnette ; j'hésite à leur montrer l'affichage du GPS et me raisonne vite fait : si jamais ils tapent la discute, je peux dire adieu à ma moyenne... alors je me retiens, mais j'en rigole quand même. Arrivé en ville (sic !), je perds un peu de temps sur deux longs feux rouges mais les 10,2 sur 55 km sont un beau cadeau pour la journée qui commence.

Les temps de passage :
  • N20 (pk 10,6) en 1h pile,
  • N104 (pk 17,7) en 1h40',
  • A6 (pk 27,2) en 2h34',
  • la Seine (pk 34) en 3h14',
  • l'écluse d'Ablon (pk 35,3) en 3h21',
  • pk 38 en 3h38',
  • pk 40 en 3h49'
  • le marathon est passé en 4h02',
  • l'A86 (pk 44) en 4h14',
  • le pk 50 en 4h51'.

Côté altimètre, j'ai fait une calibration au départ et réglé sur « on » l'auto-étalonnage. En lecture directe à l'arrivée, il affiche 330 m de cumul positif ; une fois importée sous SportTracks, la sortie est donnée pour 230 -- et 60 de plus pour la descente --, ce qui me semble plus raisonnable. Sur un trajet si long et si peu pentu, je trouve le résultat de l'alti-baro plutôt encourageant -- en fait dans la gamme de mesure de mon ancien Polar axn --, vivement la montagne.

Encore une chouette sortie, la journée s'annonce belle d'autant qu'ensoleillée ; contrairement à d'habitude je ne refuserais pas une sieste, j'étais fatigué depuis quelques jours et un lever à 2 h 24 n'arrange pas les choses. Donc voilà les 10 km/h dépassés, je pensais bien les valoir mais maintenant la pression sera au rendez-vous : le prochain essai sera crucial. Ou pas. Je ne renierais pas un trajet moins rapide pour voir le soleil se lever !

Côté équipement :
Inov-8 Roclite 295, collant long plus short, ThermoBreath plus Wintertrail plus t-shirt Ufo manches longues (ouais, j'aime bien avoir chaud et là pour le coup, c'était le bon dosage). Sur la tête : un bandeau plus un bonnet plus un buff et la frontale Petzl Myo RXP par intermittence.
Sur le doc un sac Ultimate Direction Wasp avec la poche à eau remplie de mélange Badoit rouge plus eau plate. Je mange une compote, des noix de cajou avec de la crème de marrons et c'est tout : ça c'est de l'optimisation. Après quelques pompes (sic !), une bonne douche et quelques étirements (c'est un signe, d'habitude je les snobent pour cause de jambes trop raides), le chocolat chaud accompagné de Chocobeurs fait un malheur. Ça y est, la page de pub est terminée, ce billet également :

Vivement la prochaine !

mercredi 13 janvier 2010

Mes bouquins 2010

  • In Tenebris de M. Chattam, éd. Pocket ;
  • Le Sommet des Dieux de Jirō Taniguchi, éd. Kana (5e lecture depuis deux ans) ;
  • N·P de Banana Yoshimoto, éd. Rivages (quelles belles sensations de parfums, de couleurs, de vie !) ;
  • Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro, éd. Folio ;
  • La Princesse des glaces de Camilla Läckberg, éd. Actes sud ;
  • Feet in the Clouds de Richard Askwith, éd. Aurum ;
  • Le Symbole perdu de Dan Brown, éd. J.-C. Lattès. ;
  • Croisades et pélerinages sous la direction de Danielle Régnier-Bohler éd. Robert Laffont ;
  • Meurtre à Tokyo de Guy Stanley, éd. Picquier ;
  • Innocent de Harlan Coben, éd. Belfond ;
  • Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup, éd. 10/18 ;
  • Le Cercle celtique de Björn Larsson, éd. Folio ;
  • Long John Silver de Björn Larsson, éd. Grasset ;
  • Le Fantome de Canterville et autres contres d'Oscar Wilde, éd. Livre de Poche ;
  • Feet in the Clouds de Richard Askwith, éd. Aurum (2e lecture cette année) ;
  • Into Thin Air de Jon Krakauer, éd. Pan Books ;
  • Regards sur le sport (collectif), éd. Le Pommier ;
  • La Vierge froide et autres racontars de Jørn Riel, éd. Sarbacane ;
  • Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, éd. Livre de Poche ;
J'ai envie de relire le Seigneur des anneaux, et aussi Dune. Mais j'en ai plein en attente...