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jeudi 28 janvier 2010

007

Appelez moi James. James Stéphanovsky-dooooooo.

Septième ultra-du-boulot : oui, il a perdu sa dénomination de « off » parce que, bah ! cette sortie devient quasi-routinière alors elle se transforme, normal ; et puis sept c'est le chiffre de raison, après tout.

Grande nouveauté du jour : mon GPS Garmin Foretrex 401 est à mon beau poignet, ou l'inverse. Il me sera très utile pour penser aux chiffres, et même pour me motiver. Voilà le résultat sur le site Garmin-connect (j'ai un peu rogné le départ et la version est très dégradée en visualisation, mais conforme à l'originale en téléchargement (environ 2700 points).

Autre nouveauté, j'adapte encore une fois la route sous Openrunner pour optimiser le passage à Viry-Châtillon qui ne me plaît pas (aménagements des berges et 200 m glauques), tout en rejoignant le GR avant le Pont des belles fontaines et en continuant le parcours comme la dernière fois. Après un coup de GPS Visualizer pour la réduire à 490 points, je l'importe dans le GPS et hop : Cartes/Afficher enregistre./Naviguer !

Le départ est frais, -4°C prévu, les flaques sont gelées et c'est tant mieux, je ne salirai même pas mes guêtres.
Je m'amuse donc avec le GPS un bon moment, à regarder la direction indiquée au moment où il faut tourner : c'est impressionnant, il prévient un peu à l'avance du virage et indique sans se tromper le moment opportun pour l'effectuer, je suis sous le charme ! J'hésite à mettre la musique et puis finalement, je me fixe la limite de 10 km/h pour la mettre, histoire de retrouver un peu de peps sur la fin, si jamais je sens cette moyenne à portée et que je suis limite (pour rappel, je n'ai jamais pu la tenir sur ce parcours, mais j'y crois à mort... pour un jour prochain !).

Au bout de deux heures, je me suis aperçu que l'eau dans l'embout du tuyau de ma poche gèle, et que mon buff que je remonte au-dessus de mon nez et que je mouille de mon haleine a le temps, lui aussi, de geler lorsque je bois quelques gorgées. J'explose tous mes temps de passage et je hausse la limite musicale à 10,5 de peur de ne rien écouter du tout ! La magnifique lune qui m'accompagne depuis le départ se couche, elle est presque pleine et est remplacée par les lampadaires au sodium à hauteur de Villemoisson-sur-Orge : la clarté y gagne ce que la féérie y perd.

Je branche le lecteur mp3 vers 3h de course, vu que le F401 indique 10,5 de moyenne globale, et j'opère un changement de pile, affaiblie par le froid, en courant : même pas peur.

Il fait encore bien nuit, je réalise que ça sera juste pour le lever de soleil... la prochaine fois je partirai un peu plus tard. J'ai un passage difficile, comme d'habitude, dans les 37 à 45 km, j'en profite pour marcher sur le pont de Villeneuve-St George, ça sera ma seule partie non courue -- hors pauses vidange. Ensuite le F401 indique un 10,4 km/h au bout de quatre heures, ce qui me convient parfaitement vu que les jambes peuvent encore courir. La fin approche. Je retrouve un peu de mordant vers Alfortville pour ne pas m'éterniser le long des files de voitures. Et puis la fin se fait sourire aux lèvres, sur le quai de Charenton, le long de l'A4, je me fais doubler par des policiers en camionnette ; j'hésite à leur montrer l'affichage du GPS et me raisonne vite fait : si jamais ils tapent la discute, je peux dire adieu à ma moyenne... alors je me retiens, mais j'en rigole quand même. Arrivé en ville (sic !), je perds un peu de temps sur deux longs feux rouges mais les 10,2 sur 55 km sont un beau cadeau pour la journée qui commence.

Les temps de passage :
  • N20 (pk 10,6) en 1h pile,
  • N104 (pk 17,7) en 1h40',
  • A6 (pk 27,2) en 2h34',
  • la Seine (pk 34) en 3h14',
  • l'écluse d'Ablon (pk 35,3) en 3h21',
  • pk 38 en 3h38',
  • pk 40 en 3h49'
  • le marathon est passé en 4h02',
  • l'A86 (pk 44) en 4h14',
  • le pk 50 en 4h51'.

Côté altimètre, j'ai fait une calibration au départ et réglé sur « on » l'auto-étalonnage. En lecture directe à l'arrivée, il affiche 330 m de cumul positif ; une fois importée sous SportTracks, la sortie est donnée pour 230 -- et 60 de plus pour la descente --, ce qui me semble plus raisonnable. Sur un trajet si long et si peu pentu, je trouve le résultat de l'alti-baro plutôt encourageant -- en fait dans la gamme de mesure de mon ancien Polar axn --, vivement la montagne.

Encore une chouette sortie, la journée s'annonce belle d'autant qu'ensoleillée ; contrairement à d'habitude je ne refuserais pas une sieste, j'étais fatigué depuis quelques jours et un lever à 2 h 24 n'arrange pas les choses. Donc voilà les 10 km/h dépassés, je pensais bien les valoir mais maintenant la pression sera au rendez-vous : le prochain essai sera crucial. Ou pas. Je ne renierais pas un trajet moins rapide pour voir le soleil se lever !

Côté équipement :
Inov-8 Roclite 295, collant long plus short, ThermoBreath plus Wintertrail plus t-shirt Ufo manches longues (ouais, j'aime bien avoir chaud et là pour le coup, c'était le bon dosage). Sur la tête : un bandeau plus un bonnet plus un buff et la frontale Petzl Myo RXP par intermittence.
Sur le doc un sac Ultimate Direction Wasp avec la poche à eau remplie de mélange Badoit rouge plus eau plate. Je mange une compote, des noix de cajou avec de la crème de marrons et c'est tout : ça c'est de l'optimisation. Après quelques pompes (sic !), une bonne douche et quelques étirements (c'est un signe, d'habitude je les snobent pour cause de jambes trop raides), le chocolat chaud accompagné de Chocobeurs fait un malheur. Ça y est, la page de pub est terminée, ce billet également :

Vivement la prochaine !

jeudi 26 novembre 2009

6, 6, 6, 6, 6, 6

Je vois double, je vois triple, je vois sextuple !

6e « off du boulot » bouclé ce matin, 9 jours après le « brestois » (quasiment 8) et 9 avant l'Origole (pour faire bonne mesure).
J'hésite à le faire mardi matin, mais un coup de vent est annoncé sur la région avec quelques averses, et puis je suis fatigué et puis je me fais une méga-nuit de repos donc j'ai bien fait de prendre le RER.
Pour aujourd'hui les prévisions sont plus optimistes et en effet, il fait un peu frais, un peu humide mais les étoiles brillent dans le ciel quand je sors le nez dehors vers 3h07. Orion est là et me rappelle Brest mais cette fois, c’est la Grande Ourse que je suis.
  • 24' à Breuillet,
  • 1h03' sous la N20,
  • 1h44' sous la Francilienne,
  • 2h01' au 20e kilomètre (croisement),
  • pas d’A6 cette fois non plus, je coupe pour éviter le GR en travaux et la zone pas top,
  • 2h58' en traversant la N7 (30e),
  • 3h25' à la Seine, où les jambes sont encore bien, le genou gauche moins,
  • 3h33' à l’écluse d’Ablon,
  • 3h48' au-dessus de la Seine, Villeneuve-le-Roi,
  • 4h32' sous l’A86,
  • 4h52' sous le pont d’Alfortville,
  • 5h11' à la passerelle d’Ivry (50e),
  • 5h25' sous le Périphérique,
  • 5h33' sur la passerelle Simone de Beauvoir,
  • 5h47' à la porte du bâtiment, sain et sauf.
Les jambes sont bien moins raides à l’arrivée que la dernière fois, mais la douche et le chocolat chauds font du bien quand même ! Je m’accorde 9' de marche après l’A86 (quasiment arrivé à la piste cyclable) parce que je ne suis pas en retard et pas pressé, et puis je veux être en forme pour l’Origole. Contrairement à d'habitude, je passe sous le pont d’Alfortville pour traverser la Seine devant le Chinagora, comme Bombyx : c’est en effet plus sympa. Encore un peu de marche à la passerelle d’Ivry, je ne suis toujours pas trop pressé et le genou tiraille. Après la douche, je boite sérieusement.

Sur moi : Inov-8 Roclite 295, chaussettes et pansements, short, Wintertrail & t-shirt Ufo manches longues, bonnet, buff, Petzl Myo RXP, gants : le tout du début à la fin. Lecteur mp3 en plus à partir de 2h de course. Dans le sac Wasp : 1,5 l de Badoit rouge, 4 compotes (trois entamées), noix de cajou, CB, CI, carte de donneur de sang et carte orange et 1 € pour le chocolat chaud après la douche ! J'avais laissé mes lunettes au bureau, c'est toujours ça de moins à porter, et puis je ne prends pas de Coca : il y en a dans mon tiroir de bureau pour l'occasion.

vendredi 23 octobre 2009

Tape m'en cinq

Eh bien celle-là elle revient de loin. Ou plutôt la gestation a été bizarre. En fait je suis presque décidé pour tenter un cinquième off-du-boulot la semaine dernière, mais une veille chaotique m'impose un report opportun.
Je m'auto-impose ce vendredi en tâche de fond... et au bout d'une semaine ça marche : je mets ma montre à sonner à 2h24.
Je me couche tard (23h passées) et dors par à-coups en entendant la pluie tomber. Je me réveille pas en pleine forme, avec une arrière-pensée négative : qu'arriverait-il si je ne marquais pas cet essai ? 4/1. C'est si simple que bien tentant...

Donc préparation rapide, je commence à être roder, énorme petit-déjeuner, habillage et hop, je saute dans mes inov-8 bien chaudes d'avoir passé la nuit dans la cuisine. C'est bien humide et sombre, j'hésitais à prendre la frontale mais ce ne sera pas superflu.

Donc top chrono, départ 3h05.
  • 23' à Breuillet,
  • 1h03' sous la N20,
  • 1h46' sous la Francilienne,
  • 2h03' au 20e kilomètre (croisement),
  • pas d’A6 aujourd’hui, je me perds un peu dans les rues de Savigny,
  • 3h00' sous le pont RER de Juvisy-sur-Orge,
  • 3h27' à la Seine, où les jambes se transforme en rondins,
  • 3h35' à l’écluse d’Ablon,
  • 3h50' au-dessus de la Seine, Villeneuve-le-Roi,
  • 4h05' à la gare Villeneuve-Triage,
  • 4h32' sous l’A86,
  • 4h50' sur le pont d’Alfortville,
  • 5h05' au environ du 50e,
  • 5h10' à la passerelle d’Ivry,
  • 5h23' sous le Périphérique.
  • 5h32' sur la passerelle Simone de Beauvoir.

Je commence à avoir mal aux jambes au 30e km, mais ça tire plus et plus vite que la dernière fois. J'essaie un nouveau passage dans Savigny mais je m'égare un peu : un coup dans l'eau. L'eau il y en aura eu partout, les pieds ont bien trempé. J'ai perdu 7' sur les 90 dernières du parcours, et je l'ai bien senti.

Comme à mon habitude, je n'ai pas mangé grand chose : 3 compotes et quelques noix de cajou (faut dire que le p'tit-déj était vraiment énorme). Je laisse fermée la petite bouteille de Coca que j'ai transporté et je ne vide ma poche à eau que d'un litre de Badoit rouge environ.

5h46' au final à la porte du bureau, pour 57 km, un poil plus que la dernière fois en distance dû au coup dans l'eau et à un passage près de l'Orge barré pour cause de travaux de réhabilitation des berges (durée : douze mois, j'espère qu'ils ont commencé en juin !). La prochaine j'essaie le trajet de Bombyx : rive droite de Villeneuve-St-George jusqu'à Ivry. J'éteins la frontale à Vitry, je l'enlève au niveau de la passerelle d'Ivry, fin octobre il fait jour tard !

Le temps de lancer un job sur mon ordi et je file au gymnase où je croise Séraphin qui rentre d'une séance de fractionnés... moi c'était sortie longue. Une douche bien chaude, et puis le bonus du jour : un chocolat chaud me permet de m'assoir quelques minutes.

C'était bien, encore une fois. Et puis en fait c'est encore une petite victoire sur les huit gares à proximité desquelles je passe : 5/0, vivement la prochaine. Faudra quand même bien que je passe les 10 km/h avant de pouvoir m'affranchir de ce parcours. Parce que pour l'aller-retour, ce n'est pas encore d'actualité... ce soir ça sera RER, en pensant à la radio au même acronyme.

mardi 5 mai 2009

Quad Dipwork*!

Dans la série « Allez au boulot, oui... mais pas tous les jours », l'on vous propose la Quad (après la première, la deuxième et la troisième).

Départ à 3h02, après une relativement bonne courte nuit... je commence à me faire au canapé et au stress de ne pas entendre la montre pour le réveil.

Le ciel est dégagé, la Lune au trois quarts pleine éclaire les prés. Je suis en Roclite 295 (3e paire) + guêtres, short, t-shirt, manchettes, gants, bonnet, buff, je garderai le tout jusqu'à la fin, après avoir essayé trente minutes sans gants. Une fois les mains bien au chaud, j'ai du mal à les remettre au froid. J’essaie de penser « nature » cette fois, au lieu de regarder la montre. Bon, ça ne marche pas vraiment (enfin, je regarde quand même la montre) ; premier être vivant : un lapin (ça devient rare), puis j’entends les grenouilles (à chaque plan d’eau), des canards, un chien au loin (tant mieux), des oiseaux en avançant dans la matinée. Un loup (un ours ? en tout cas une bestiole assez grosse qui détale comme un chevreuil, il y en a à Athis-Mons ? Bon, peut-être un chien, mais le comportement est étonnant, enfin je ne m’en plains pas).
Je note seulement deux passages un peu raides (pour les jambes, pas pour la pente) : le long du RER à Villeneuve-le-Roi (mon chrono quand j'y arrive permet une remotivation providentielle) et entre Choisy-le-Roi et Alfortville (la providence ne marche qu'une fois), comme d'habitude (sic !). Pour une fois, pas un seul bateau ne m'aura doublé : je n'en ai pas vu dans ce sens ; o ).

Les temps de passage sont ultra-simples ce coup-ci :
  • 22' à Breuillet,
  • 1h01' à la N20,
  • 1h43' à la Francilienne,
  • 2h02' au 20e kilomètre,
  • 2h47' sous l'A6,
  • 3h02' sous le pont RER de Juvisy-sur-Orge (pk30),
  • 3h30' à la Seine (pk35),
  • 4h04' à la gare Villeneuve-Triage,
  • 4h24' au pont de Choisy-le-Roi,
  • 4h30' sous l’A86 (pk45),
  • 4h47' sur le pont d’Alfortville,
  • 5h pratiquement au 50e (à 150 m près, d’après openrunner),
  • 5h05' à la passerelle d’Ivry,
  • 5h17' (?) sous le périphérique,
  • 5h39' à la ligne d'arrivée.
Je baisse le rythme une fois dans Paris, en laissant filer, mais j’aurais quand même bien aimé rester sur la base des 10 km/h sur 56 km. Peut-être pour la prochaine fois, sans feux rouges.

J’ai optimisé ma consommation : thé sans miel+madeleines avant le départ, 1,2 l de Badoit+eau plate (la poche est vide après quelques gorgées, arrivé au bureau), deux compotes, des noix de cajou… et c’est tout. Je mange assez tôt, peu, souvent en courant. Je n’ai même pas enlever mon sac (j’avais pourtant une bouteille de Coca à l’intérieur).

Eh bien en voilà quatre, vivement le mois de juin. Avant ça, il y aura la Mégatoff et les Sentes des légendes.

Bon, maintenant, j'ai grand faim. Où sont les poulardes, j'ai faim... où sont les veaux , les rôtis , les saucisses** ?

* : en pensant à la fameuse Quad Dipsea, organisée par M. Hawaiian John.
** : youpi c'est la page culturelle.

vendredi 17 avril 2009

Boulot... boulot... boulot

Et de trois !

Après celle-ci et celle-là, j'opte pour le mode « conditions météo non idéales ».

Mercredi soir, pour ne pas changer les bonnes habitudes, je prépare mon sac : un litre de Quezac dans la poche, deux barres de céréales au sésame, quatre compotes, des noix de cajou. Je vérifie et rebranche la frontale (sic !). Nuit sur le canapé.

Jeudi.
1h53. Réveil, 30 minutes avant l'alarme... je préfère rester allonger et patienter.

2h25. Thé au miel et pains au chocolat.

3h00. Départ, il ne fait vraiment pas froid, je suis en short, wintertrail, t-shirt jaune Ufo avec bonnet (le t-shirt manches courtes avec les manchettes aurait suffit) ; j'emporte buff, gants et Top R-light par que la pluie est annoncée assez tôt. Aux pieds, ma dernière paire d'Inov-8 Roclite 295, 75 km au compteur, ainsi que les guêtres associées, histoire de les tester avant une course.

3h06. La frontale fonctionne mal.

3h08. La frontale ne fonctionne plus, le fil est coupé. J'hésite un poil à continuer, mais sorti pour sorti, autant que je me fasse une petite balade, quitte à revenir à une heure plus décente à la maison. Je passe dans la boue :

(l'effet guêtres)

les orages de l'avant-veille ont arrosé copieusement les champs un peu en pente qui longent le chemin. J'ai bien fait de mettre les guêtres. La clarté n'est pas mauvaise : l'éclairage urbain se reflète dans les nuages.

3h16. Essai de réparation de la frontale, à la lueur d'un lampadaire...

3h24. Après quelques hésitations, je décide de continuer. Je connais le chemin, à part quelques courts passages vraiment dans les bois et qui seront donc très sombres, ça devrait passer avec les pupilles bien dilatées.

4h08. [Sans compter l'arrêt réparation, 1h pile] sous la N20. Je reçois quelques gouttes et comme le ciel derrière est vraiment sombre, j'enfile ma veste et mes gants. La passerelle qui enjambe l'Orge à la sortie d'Arpajon a été remplacée, et les quatre marches pour y accéder font maintenant place à un belle rampe d'accès en cailloux, blancs de neuf, idéal dans la nuit !

4h51. Sous la N104, tout va bien pour les jambes, l'estomac est un peu bizarre. Peut-être que les épinards et les poivrons marinés de la veille ne sont pas encore parfaitement digérés. Les passages les plus obscurs sont très courts et le chemin toujours plat. Le plus critique est le passage le long de la route à Ste Geneviève-des-Bois. Petite marche dans la côte de Morsang-sur-Orge. Il pleuvotte un peu, je suis à la limite des gros nuages : ils vont plus vite que moi mais heureusement pas exactement dans la même direction.

6h13. 3h05, passage sous le pont du RER à Juvisy-sur-Orge, il se met à bien pleuvoir. Je marche un peu pour prendre Coca et noix de cajou.

6h42. 3h34, 35e km. Débouché de l'Orge sous le ciel qui s'éclaircit. Je commence une barre de céréales et ne m'arrête pas pour marcher. Je trotte doucement, et marche juste en traversant la Seine, à Choisy-le-Roi.

7h48. 4h40 sous l'A86. Je cours jusqu'au pont d'Alfortville. Là je traverse en marchant, prends encore quelques noix de cajou et finis mon Coca.

9h03. 5h55' pour 56 km, la même chose que la dernière fois. Une ampoule au petit doigt de pied droit, un bon mal de jambes, content d'être arrivé.

Je bois plus que la dernière fois (50 cl de Coca, 1 l d'eau), mange deux compotes, une barre de céréales au sésame et quelques noix de cajou.

Vendredi.
Le matin, un petit coup de gel cryo sur les jambes, les genoux couinent légèrement, les muscles sont vraiment bien.

La même en mai ?

samedi 7 mars 2009

One more time

Et de deux.
Je profite de l'envie encore bien présente, des conditions matérielles optimales pour retenter le off du boulot en version 2 : sans me tromper et sans visiter !

Mercredi soir, je prépare mon sac, vérifie la frontale, rempli un litre de ma poche à eau avec un mélange San Pellegrino+eau plate, fourre quelques barres de céréales au sésame et des compotes, et un vieux restant de noix de cajou dans les poches. Pour déranger le moins possible la maisonnée, je dors sur le canapé (hem…) pas trop bien, un premier réveil avec la trouille de ne pas avoir entendu l'alarme de ma montre (à 1h30), le deuxième sera le bon : je ne devrais pas être trop à la bourre au boulot !

Jeudi.
2h23. Thé et pains au chocolat. D'habitude j'allume ma frontale dehors, quand je n'y vois vraiment plus rien mais heureusement j'en ai besoin ce matin et elle ne fonctionne… plus : un fil coupé, argh, heureusement que je n'étais pas déjà sur les chemins. Réparation simple et rapide, en espérant que ça tienne. Du coup, je prends la 2e en secours.

3h06. Départ, pile une heure plus tôt que la dernière fois. Je pars un peu plus vite sans m'en rendre vraiment compte, avec le même équipement (collant, short, wintertrail, t-shirt manches longues, buff, bonnet, gants et sac Wasp). Faut dire que le chien qui fouillait les poubelles en bas de la rue m'a un peu surpris, j'ai dû accélérer un peu.

3h28. 22' à Breuillet, et 2' d'avance. L'herbe est gelée (-1°C annoncé). L'eau gelée des flaques forme de belles arabesques.

4h06. 1h, pile sous la N20, Arpajon me voilà.

4h48. Sous la N104 (en 1h42 au lieu de 1h53 : 11' de gagnées, donc 1' de moins par tranche de 10, ça fait du 6h à la fin à ce rythme), à Brétigny-sur-Orge. Un coup d'oeil de chaque côté pour deviner un Bombyx dans les parages, mais il ne doit pas encore avoir déménagé ! Les raideurs dans les cuisses arrivent déjà. Je n'hésite qu'à quelques endroits, j'ai toujours la carte heureusement.

5h51. 2h45', passage sous l'A6.

6h06. 3h, passage sous le RER à Juvisy-sur-Orge, après le bout d'Orge le plus glauque du parcours (heureusement court). Je profite mieux du Pont des Belles fontaines.

6h35. 3h29, 35e km et 30' de moins. Débouché de l'Orge sous le ciel qui s'éclaircit. Petite pause « rangement de la frontale » (limite tout de même sur le trottoir plein de racines qui suit), « cailloux dans une chaussure », Coca, barre de céréales ; le tout le long de la Seine et de ses péniches. Belle brume sur la Seine, il fait froid mais moins humide que la dernière fois, c'est plus agréable.

7h35. Choisy-le-Roi (exactement au pont de Choisy, face à la gare RER), soit 4h29 de course (et 36' de moins, mais un kilomètre en moins également, sans la visite de la passerelle d'Ablon : j'avais été un poil plus vite la dernière fois). Je vais jusqu'au 45e km (sous l'A86) en courant (environ 4h40) et ensuite je me fais une « petite marche » pour me requinquer, avec le soleil qui se lève vraiment, parce que les jambes deviennent dures. J'ai l'impression d'avoir plus mal que la première fois, mais je marche beaucoup moins quand même, bizarrement. Ce passage n'est pas terrible (sur un trottoir) mais ne dure vraiment pas longtemps, c'est ensuite la piste cyclable jusqu'au pont d'Alfortville. De l'autre côté (Vitry-sur-Seine) c'est chouette au début avec la piste cyclable entre le niveau de la Seine et le niveau de la route, mais ensuite c'est quand même bord de route, qui ne dure pas longtemps là non plus, puisque l'on arrive vite à la Marne et à la fabuleuse piste cyclable le long de l'A4, rive droite (la partie la plus agréable du parcours… ou presque).

8h38. 5h32' et périphérique, avec un grand sourire : quand même deux fois ce trajet, je trouve ça fort.

8h46. 5h40' et dernière traversée de la Seine en passant la passerelle Simone de Beauvoir.

9h01. Arrivée, en presque pleine forme. 5h55' pour 56 km. 1 km et 40' de moins qu'il y a trois semaines, mais gros mal de jambes — j'ai dû forcer sans trop m'en apercevoir, logique avec ce départ un peu plus rapide — et aux genoux.

Je ne bois pas beaucoup (25 cl de coca, 50 cl d'eau), mange deux compotes, une barre de céréales au sésame et quelques noix de cajou (même pas 30 g). Dès la prochaine, j'arrête la San Pellegrino, vive la Badoit rouge ! Je voulais au départ passer rive gauche à Choisy-le-Roi, mais la zone portuaire sur la carte me fait un peu peur, je n'ai pas envie d'aller me faire une rallonge en quittant le bord de Seine, donc je reste rive droite. Et en passant en face, je vois bien une route mais pas de piste cyclable… si c'est pour retrouver sur une route, autant rester de ce côté-ci. D'ailleurs, les passages « bof-pas terrible » ne durent pas longtemps, moins que dans mon appréciation de la première fois en tout cas.
Je marche un petit peu le midi, mais les genoux grincent.

Vendredi.
Le matin, je m'offre un petit coup de gel cryo sur les jambes (pour une fois que j'y pense). Tout redevient normal, les jambes tournent bien, les genoux fonctionnent dans un mode quasi-nominal, c'est chouette quand la récupération se passe aussi rapidement.

Vivement le mois d'avril !

jeudi 12 février 2009

Aller au boulot en courant, oui...

mais pas tous les jours !

Depuis le temps que je m'auto-motive pour cette expérience, et après un faux départ en janvier pour cause de gros rhume, enfin le jour est arrivé. Hier soir, je rentre décidé comme jamais et prépare illico mes affaires pour ce matin, j'ai le trajet façon Top25 dans ma poche. Je mets le réveil trois heures plut tôt que d'habitude et... me couche tôt.

3h32. Réveil. Petit déjeuner thé, miel, pains au chocolat.

4h06. Départ. Frais mais pas trop, ciel sans pluie, éclairé par une presque pleine lune. J'ai mis ma veste Top R-ligth en prévision de la pluie limite neige prévue en fin de nuit, mais ça a l'air de tenir... je l'enlève au bout de 25 minutes : trop chaud. Je connais l'itinéraire de la première heure et demie, ensuite un peu moins et pas du tout après 20 km. J'ai fait quelques petits tours et détours sur la partie entre 15 et 20 km justement, mais grâce à la préparation du parcours sur Top25 : zéro galère.

6h00. Passage sous la N104 du côté de Brétigny-sur-Orge, sur le parcours de mon dernier (et premier d'ailleurs) 10 bornes. À partir de là, c'est l'inconnu. Je fais une rallonge après avoir hésité à partir sur la droite ou sur la gauche (je choisis à droite, dans le sens de la montée... pour me rapprocher de la ligne RER) pour un mur d'enceinte pas prévu à la place d'un sentier (vers le km22) à Sainte-Geneviève-des-Bois, pour contourner le centre hospitalier.
Je passe le magnifique Pont des Belles Fontaines à Juvisy-sur-Orge (endroit très improbable) quand le jour commence à poindre, j'en profite pour ouvrir le paquet de noix de cajou, miam, arrosé d'une gorgée de Coca, slurp.

8h05. Débouché de l'Orge dans la Seine, je prévoyais mettre un peu moins de temps (mais avec aucune idée précise : bizarre, non ?), ensuite traversée aller-retour sur la passerelle d'Ablon-sur-Seine (interdite au public, mais ouf c'est le GR : merci Paulo pour l'info, je n'y serais peut-être pas aller s'en savoir) à manger des noix de cajou et à boire du Coca. Ensuite c'est un peu moins marrant (l'Orge est, elle, aménagée pratiquement tout du long en promenade), mais ça reste des berges, des pistes cyclables, c'est bien bien chouette, même si c'est au ras de la route. Je suis donc rive gauche et traverse au pont de Villeneuve-le-Roi. Sur un trottoir le long du RER, puis sur une belle piste cyclable le long... de la route. À côté de constructions toutes nouvelles, un panneau indique le niveau atteint par la crue centennale de 1910... à environ sept mètres au-dessus du niveau d'aujourd'hui : on est en quelle année déjà ?

9h11. Passage à côté de Choisy-le-Roi, qui symbolise l'entrée au pays de l'ultra. Les jambes sont bien raides, je me refais un petit coup de Coca-noix de cajou et me fixe pour objectif le prochain pont à traverser. Ce côté rive droite n'est pas terrible, belle piste cyclable... mais au ras de la route (là, je quitte le GR qui s'en va vers Le Havre). Je traverse entre Alfortville et Vitry-sur-Seine, en passant par le pont à haubans du Port à l'Anglais. Maintenant, je suis une piste au bord de l'eau et sous le niveau de la route, bien plus agréable, qui semble continuer aussi vers le sud : à tester la prochaine fois. Avant de revenir sur la rive droite, par la Passerelle industrielle d'Ivry-Charenton très chargée en tags, je découvre le Chinagora (je n'avais jamais remarqué ce bâtiment, c'est complètement hallucinant !). Puis c'est la piste le long de l'autoroute A4, qui ne dure pas très longtemps heureusement.

10h16. Sous le périph, presque ému. Ensuite c'est du connu : je vais courir de temps en temps à Bercy avec le groupe « fac Paris 6 ».

10h41. J'arrive en pleine forme au bureau, en terminant par le Jardin des Plantes, théâtre de mes entraînements parisiens.

Enfin, c'était franchement chouette : 6h35 de bonheur pour 57 km. J'ai vu les bâtiments et usines de tous les jours (puisque la ligne RER suit à peu près le même itinéraire, mais toujours rive gauche et pas forcément le long de la Seine) sous un autre angle, avec de belles surprises en plus. je suis vachement content. Je compte le refaire une fois par... mois (eh oh, pas tous les jours non plus !).

Côté équipement :
Inov-8 Roclite 295, collant long noir plus short bleu (le bien-être y gagne ce que le style y perd), Wintertrail-Ufo plus t-shirt Ufo manches longues. Bonnet (de l'Origole pas encore aux couleurs Ufo), frontale pour les trois premières heures, pas en continu grâce au clair de lune. Au cardio, max. à 236 (en passant le long de la ligne RER) et 148 de moyenne.
Avec la poche à eau du Wasp (1,7 litre) pleine d'un mélange eau plate+San Pelegrino dont je bois seulement 50 cl, un Coca (50 cl en bouteille), deux compotes et 50 g de noix de cajou-ou-ou-ou. Pas touché aux crèmes de marrons ni aux barres de céréales.
Et je ne me suis même pas servi de ma boussole !

Merci à Paulo pour ses infos : le magnifique Pont des Belles Fontaines (bien vrai ! et on tombe dessus sans s'y attendre du tout) et le coup de la passerelle d'Ablon, interdite au public (sauf pour ceux qui savent !).