dimanche 8 novembre 2009

Inov8 jusque sous la boite

The hills are calling. Bone hard tracks and
muddy forest trails scream your name.
Jagged rocks and shattered slate are
waiting with a special 'clcome home'
surprise for the unwary. Say hello as you
breeze past them on another flying visit.

Once it gets into your blood, mountain running
is a powerful narcotic. Technical running
shoes from inov8 are your only hope of coping
with its painful addiction.

samedi 7 novembre 2009

By Night à fond

7e année consécutive que je participe à cette course, et toujours le même plaisir.
Je pars un peu à la bourre (16h25 pour 16h prévues !) après un rapide goûter sous forme de pain au chocolat. Dans la voiture, j'entends « Viva la vida » de Coldplay, je prends ça pour un bon signe et coupe la radio juste après. Je m'octroie une compote quand je me gare à Mondeville.
Je suis juste dans les temps pour m'inscrire après m'être habillé, et je file directement prendre place sur l'aire du départ pas trop loin de la ligne contrairement à l'année dernière. Le ciel est dégagé, la pluie ne reviendra pas, sauf sous forme de légère bruine un peu plus tard. Ça part vite et je suis dans les 60e (sur plus de 500 au départ) au premier virage : pour la route c'est fini, place aux chemins. 26' et voilà les cent marches de Champcueil (1' de moins qu'en 2008). Je marche et reprends assez bien la course arrivé en haut. Je double au moins un gars dans toutes les descentes, je me sens super bien, les x-talon 212 sont vraiment super, accrochent bien dans le gars et glissent bien sur le grès et dans les feuilles : ça tombe bien c'est exactement le terrain du jour. La Petzl Myo XP sur ma tête est très chouette aussi, vivement l'arrivée de ma commande de RXP.
Ça passe vite, très vite, je n'ai pas le temps de trop penser, juste un peu de me dire que vomir dans les bois ne serait pas très sympa (surtout avec cette odeur de soupe qui revient... je n'ai pas mangé de soupe ce midi ! -- amis poètes bonsoir). Et je décide de ne plus marcher dans les côtes : bingo ça passe et je reste au contact des concurrents que je grignote en descente.
Arrive la dernière portion (repérée sur le parcours de la course avant de partir) avec une gourance de quatre gars juste devant moi qui me permets de passer devant (je me ferai re-doubler par seulement deux de ceux-là). Ensuite c'est ligne droite entre les champs sur des chemins bien gras et une nouvelle arrivée en mono-trace entre les bouleaux (ou des platanes ? En tout cas pas des baobabs), très rigolote mais aussi très courte.
Arrivée en 1h42'59'', 5' de mieux que l'année dernière : je suis parti vite et ça a tenu, c'est chouette. Un bout de banane, un verre de Cola, un coup de jet d'eau sur les jambes et je rentre à la maison... vivement la prochaine.

Sur moi : Thermobreath + t-shirt Ufo, short, chaussettes, x-talon et Wasp. Je mets les gants, hésite à les enlever au bout de 20' et puis après je n'y pense plus du tout... en les enlevant après l'arrivée je m'aperçois qu'il fait bien frais !

vendredi 23 octobre 2009

Tape m'en cinq

Eh bien celle-là elle revient de loin. Ou plutôt la gestation a été bizarre. En fait je suis presque décidé pour tenter un cinquième off-du-boulot la semaine dernière, mais une veille chaotique m'impose un report opportun.
Je m'auto-impose ce vendredi en tâche de fond... et au bout d'une semaine ça marche : je mets ma montre à sonner à 2h24.
Je me couche tard (23h passées) et dors par à-coups en entendant la pluie tomber. Je me réveille pas en pleine forme, avec une arrière-pensée négative : qu'arriverait-il si je ne marquais pas cet essai ? 4/1. C'est si simple que bien tentant...

Donc préparation rapide, je commence à être roder, énorme petit-déjeuner, habillage et hop, je saute dans mes inov-8 bien chaudes d'avoir passé la nuit dans la cuisine. C'est bien humide et sombre, j'hésitais à prendre la frontale mais ce ne sera pas superflu.

Donc top chrono, départ 3h05.
  • 23' à Breuillet,
  • 1h03' sous la N20,
  • 1h46' sous la Francilienne,
  • 2h03' au 20e kilomètre (croisement),
  • pas d’A6 aujourd’hui, je me perds un peu dans les rues de Savigny,
  • 3h00' sous le pont RER de Juvisy-sur-Orge,
  • 3h27' à la Seine, où les jambes se transforme en rondins,
  • 3h35' à l’écluse d’Ablon,
  • 3h50' au-dessus de la Seine, Villeneuve-le-Roi,
  • 4h05' à la gare Villeneuve-Triage,
  • 4h32' sous l’A86,
  • 4h50' sur le pont d’Alfortville,
  • 5h05' au environ du 50e,
  • 5h10' à la passerelle d’Ivry,
  • 5h23' sous le Périphérique.
  • 5h32' sur la passerelle Simone de Beauvoir.

Je commence à avoir mal aux jambes au 30e km, mais ça tire plus et plus vite que la dernière fois. J'essaie un nouveau passage dans Savigny mais je m'égare un peu : un coup dans l'eau. L'eau il y en aura eu partout, les pieds ont bien trempé. J'ai perdu 7' sur les 90 dernières du parcours, et je l'ai bien senti.

Comme à mon habitude, je n'ai pas mangé grand chose : 3 compotes et quelques noix de cajou (faut dire que le p'tit-déj était vraiment énorme). Je laisse fermée la petite bouteille de Coca que j'ai transporté et je ne vide ma poche à eau que d'un litre de Badoit rouge environ.

5h46' au final à la porte du bureau, pour 57 km, un poil plus que la dernière fois en distance dû au coup dans l'eau et à un passage près de l'Orge barré pour cause de travaux de réhabilitation des berges (durée : douze mois, j'espère qu'ils ont commencé en juin !). La prochaine j'essaie le trajet de Bombyx : rive droite de Villeneuve-St-George jusqu'à Ivry. J'éteins la frontale à Vitry, je l'enlève au niveau de la passerelle d'Ivry, fin octobre il fait jour tard !

Le temps de lancer un job sur mon ordi et je file au gymnase où je croise Séraphin qui rentre d'une séance de fractionnés... moi c'était sortie longue. Une douche bien chaude, et puis le bonus du jour : un chocolat chaud me permet de m'assoir quelques minutes.

C'était bien, encore une fois. Et puis en fait c'est encore une petite victoire sur les huit gares à proximité desquelles je passe : 5/0, vivement la prochaine. Faudra quand même bien que je passe les 10 km/h avant de pouvoir m'affranchir de ce parcours. Parce que pour l'aller-retour, ce n'est pas encore d'actualité... ce soir ça sera RER, en pensant à la radio au même acronyme.

samedi 17 octobre 2009

Hardrock, one more time

Des articles (le premier, le second) du The Durango Herald, et une des vidéos qui vont avec :



Et une vidéo de Bruce Grant en action :

dimanche 11 octobre 2009

De la balle !

(Ou : compte-rendu du Trail du viaduc des fauvettes, 50 km et 1100 m de D+ annoncés en 5 boucles, plutôt 48 et 1400 d'après les GPS présents ; photos de Jean-Luc Ginolin, <jingoo.com>)
Je pars pour faire 5h, j’en fais mon cheval de bataille. Avant le départ rencontre avec Bottle et Ysolo. Le temps de mettre le dossard, de s’habiller et hop c’est le départ.

(Bottle part juste devant moi, je me ferai une joie de le doubler vite fait :) )

Je pars vite, dans les dix lors des deux premières boucles, alors que certains s’arrêtent au bout d’un ou deux tours. Donc je vais vite, trop vite mais pour faire 5h, il faut prendre des risques, me dis-je.

(passage sur le viaduc, env. 20' de course)

Donc environ 50' au 1er passage,


(sortie du tunnel, 2e passage, 1h12' de course)

Je passe une deuxième fois la ligne en 1h43' (52' pour cette boucle), la 3e boucle est un peu plus rude (57'), ça commence à tirer. Le parcours est vraiment excellent, très peu de lignes droites, des petits passages entre les arbres sur des mono-traces bien souples, de belles petites bosses et quelques bonnes descentes :


La 4e boucle est une horreur, je peine, je m’endors presque, je suis vraiment cuit. Je m’accroche tant bien que mal, en me disant que je me referai dans la dernière. Je mange un mélange détonnant, crême de marron+noix de cajou, un régal à ce moment. Je termine cette boucle en 3h49' (1h08') ce qui me laisse 1h11' pour rentrer. Ça peut tenir, je remets le mp3 en route et gaz à fond partout. Je commence là à être re-cuit, mais comme j’ai de nombreux repères, je tronçonne le morceau, ça passe mieux. Un gars me double à 15' de l’arrivée, je finis fort (relativement) en 1h08', soit moins de 4h58', je suis super heureux. D’autant que Juan (qui m’a doublé sur la fin) est 2e SH*… je reste donc pour la remise des prix, en compagnie de Ysolo qui s’est bien amusé aussi. Au final donc, 3e SH, et dans les 10 au scratch (vive les V1). C’était chouette, surtout que les cadeaux du podium se mangent : fromages, vin et pain d’épices, de la balle cette course !

(dernier passage sous le viaduc, ça sent la fin de boucle)


*: Après contrôle des résultats, Juan est 3e SH, je suis donc 4e !

jeudi 24 septembre 2009

Hardrock, Hardrock

 


Hardrock, Hardrock, comme un cœur qui bat : Hardrock Hundred Mile Endurance Run.

lundi 21 septembre 2009

Canal d'Orléans, l'intégrale

Oui, je le clame haut et fort : je détiens la meilleure performance interplanétaire du vendredi 18 septembre, pour l'intégrale du canal d'Orléans (enfin j'espère).

Départ du pk 0 du canal, côté Montargis/Châlette-sur-Loing.
Arrêt au pk 79, après le pont SNCF d'Orléans.

Le trajet : openrunner, id=387112
Les photos du jour : picasaweb, canal d'Orléans

Les préparatifs sont vite bâclés : Fabrice, un pote de boulot qui habite idéalement Orléans, m'accompagnera avec mon vélo. Rendez-vous à 5h30 chez lui pour aller prendre le bus Ulys de 6h10 en direction de la gare de Montargis, terminus de la ligne atteint 4 € (à deux, vélo compris) et 1h15 plus tard : oui, pour 2 € le trajet ce n'est pas la peine de s'en priver !
On traverse les voies et nous nous retrouvons devant la gare, côté N7. Il faut la longer vers le nord pour rejoindre l'écluse de Buges qui fait la jonction entre les canaux du Loing, d'Orléans et de Briare, le Loing et le Solin (ça en fait du monde). Le trajet me prend 32' ; il n'y a que 3 km mais j'ai la bonne idée de ne pas suivre mon plan pour suivre un petit chemin... qui se perd un peu et nous également.

Me voilà au départ de mon off-en-solo-mais-avec-assistance du jour. Je me mets en t-shirt, enlève même mon sac à dos : Fabrice le portera sur le vélo, je ne prends que ma gourde à main pour pouvoir picoler à loisir... et c'est parti sur le chemin de la Folie (c'est pas de moi, c'est écrit sur le panneau).

Et c'est parti !

Les 10 premiers kilomètres sont parcourus en un peu moins d'une heure, les mollets, puis les genoux, puis les quadriceps, puis les chevilles me font légèrement mal les uns après les autres : faut que ça chauffe. Le ciel est couvert mais il ne fait pas froid, le parcours est très joli : le chemin est plutôt étroit et les alentours sont très verts.

Les 10 kilomètres suivants sont un régal, les écluses se succèdent à une cadence infernale (il y en a 17 sur la première partie du canal, soit 29 km). Comme à chaque écluse un panneau indique la distance à la suivante, je ne me fixe que le 10 km/h en objectif à très court terme, et ça marche. Pas trop de longues lignes droites, les changements de rive sont assez naturels (les deux côtés sont a priori bon, mais un seul à un chemin aménagé).

À partir du 20e km, les ischios commencent à tirer fortement, les genoux couinent, peut-être que l'UTMB se ressent encore un poil. Ça devient moins facile de courir léger, mais les 10 km/h sont toujours là.

pk 28, arrivée au bief de partage : ce canal est alimenté par son milieu, une longue travée de 19 km, sans écluse. Jusque là, la hauteur d'eau montait (de 80 à 124 m), maintenant elle va rester stable (alors que le chemin monte légèrement, lui, jusqu'au milieu du bief pour atteindre la cote 127,8 m, avant de redescendre) jusqu'à l'écluse de Combreux, qui sonne la descente vers Orléans (de 124 à 95 m). Je me permets une petite pause « informations sur le canal », remplissage de gourde, Coca, pain au chocolat. 9' d'arrêt et je reprends la course à 2h48' depuis le départ, 28 km plus tôt, soit une belle moyenne de je vous laisse calculer combien.

Je m'attends à souffrir beaucoup sur cette partie : on s'y fait vite, à voir des écluses toutes les deux bornes... La mi-course est vraiment affreuse, je suis dans le dur et il m'en reste encore autant... au secours ! Mais finalement les petits virages du canal, l'atmosphère tranquille (il faut dire que la densité de population atteint des records le long de l'eau) et les espaces verts sont fort agréables. J'arrive sans vraiment le croire au bout de cette portion en 2h pile, soit beaucoup moins que ce que je redoutais de mettre. Reste 28 bornes (ah, enfin ça c'est le kilométrage officiel, j'en ferai 2 de plus pour aller au véritable bout du canal) et ça va être dur ! Heureusement, les écluses sont de retour... et maintenant c'est que de la descente (sic !). On en profite pour faire un arrêt déjeuner, Coca, gâteaux, etc. 40' pour faire la jonction avec la première écluse de cette partie, 1,5 km plus loin.

Le redémarrage est laborieux, les muscles sont froids et je mets un certain temps avant de reprendre un semblant de course. Le passage aux 6h de course me donne une idée un peu vague : les 9h sont jouables si je ne traîne pas trop. Les nuages ont laissé place à un beau soleil : avec l'eau d'un côté, les arbres de l'autre et un beau chemin sous les pieds, c'est vraiment un régal. Mais c'est dur, je n'avance plus vraiment, pourtant les 9h me trottent dans la tête, ça vaut bien un effort ! Je repense au récit de l'UTMB de Rond de flan (oui, Juanfé) et me décide de forcer un peu ces jambes à brûler du glycogène jusqu'à la fin. Je me transforme l'espace d'un instant en premier de la course (oui, je suis bien peu de chose à ce moment) et j'essaie de reprendre un vrai rythme de leader. Le pire c'est que ça marche... un peu mais ça marche quand même. Les 9h sont toujours jouables alors je m'y accroche.

À 7h15' de course, je ralentis de nouveau... il me faut un stimulant vraiment afterburner : ZZTop à donf ! Je cède à tous mes caprices, les émotions remontent, je me mets à 12 km/h en me disant que je tiendrai le temps que je tiendrai, tant pis pour la suite ; de toute façon les 9h se tiennent là, si je ne reprends pas maintenant du poil de la bête, je n'y arriverai pas. Ça tient bien 10', en baissant jusqu'à 10 km/h... à l'écluse suivante je me fais une petite pause marche, 150 m pour récupérer du souffle et du power, comme dirait Gé. Et voici une des dernières écluses : je viens de mettre 27' pour 4,5 km, les 9h sont toujours d'actualité.

Sauf... sauf que j'avais prévu 77,3 km sur mon tracé openrunner, mais en fait le canal continue encore un peu plus loin, en fait jusqu'à Orléans même, juste après le pont SCNF : ça rajoute pratiquement deux kilomètres, fait à fond sous le soleil. J'enlève mon t-shirt, je m'imagine devenir Anton et ne jette plus un seul regard sur mon chrono. Je dis à Fabrice de rester derrière, le fait qu'il me double sans pédaler (certes, ça descendait légèrement, mais quand même) me démoralise ! Je finis vraiment en donnant tout, ça fait très longtemps que je n'ai pas eu mal aux jambes comme ça. J'arrive au feu rouge de la dernière écluse et stoppe mon chrono. Je m'assoie et râle de douleur. Pour le coup, je sens bien mes jambes : je voulais qu'elles brûlent et je ne fais plus le malin.
Un coup d'œil à la montre et c'est presque la crise cardiaque : 8h59'24''. Yes, 8 heures et quelques ! Je suis ravi, super content, ah quelle journée.

Après une quinzaine de minutes sur place, je me décide à me relever pour aller boire un coup dans un bar... je ne peux plus marcher, je fais les 100 m jusqu'au bar en vélo ! Avant de m'assoir comme une loque à une table. Un verre de lait-fraise et un autre de Coca plus tard, ça va mieux, je suis prêt pour les 300 m jusqu'à chez Fabrice... en vélo aussi. Il me pousse même dans la côte qui mène à sa résidence, faut dire que je ne l'ai pas trop fatigué. Une bonne douche plus tard, je peux profiter de la grosse chaleur de la voiture... j'attends un peu avant de démarrer, je profite de ces douleurs comme des petits trésors, le sourire jusqu'aux oreilles : je suis bien. Voilà pourquoi je cours de telles distances, j'ai mal mais ce n'est pas de la souffrance, c'est une douleur de passage qui fait un bien fou.

Donc, les 8 heures et quelques sont bien quasiment (quasiment, oui) 9, pour 79 km de canal. C'est un parcours très joli, que je vous encourage à faire. Le faire avec un assistant en vélo est vraiment un plus : trimbaler juste une gourde à main est particulièrement agréable. J'ai consommé 2 l d'eau gazeuse, 1,5 de Coca, quelques compotes, quelques noix de cajou (pour stopper un début de déshydratation), deux pains au chocolat et un paquet de P'tit Déj : c'est pas énorme mais à porter sur le dos, ça commence à faire lourd, surtout que la matinée a été plutôt fraiche, je n'ai pas bu énormément.

Ah oui, le petit détail de conscience, Fabrice avait un dosimètre portable avec lui, ce qui lui a permis de faire une petite statistique sur les UV (ultraviolets) reçus lors de notre périple... où l'on voit que, grâce au soleil d'automne, nous n'aurons pas trop bronzé :

Indice UV mesuré en fonction du temps

Le maximum correspond à un indice de 4,5, soit 0,1 W/m2 et l'intégrale de la courbe nous donne une dose d'environ 1300 J/m2 reçue en 9h — en considérant que nous étions toujours à découvert, ce qui n'est bien sûr pas le cas sur ce trajet bordé d'arbres — ce qui va permettre une superbe synthèse de la vitamine D, puisque la dose recommandée n'est que de 108 J/m2 par jour !

Allez hop : à qui le tour ?