samedi 7 mars 2009

One more time

Et de deux.
Je profite de l'envie encore bien présente, des conditions matérielles optimales pour retenter le off du boulot en version 2 : sans me tromper et sans visiter !

Mercredi soir, je prépare mon sac, vérifie la frontale, rempli un litre de ma poche à eau avec un mélange San Pellegrino+eau plate, fourre quelques barres de céréales au sésame et des compotes, et un vieux restant de noix de cajou dans les poches. Pour déranger le moins possible la maisonnée, je dors sur le canapé (hem…) pas trop bien, un premier réveil avec la trouille de ne pas avoir entendu l'alarme de ma montre (à 1h30), le deuxième sera le bon : je ne devrais pas être trop à la bourre au boulot !

Jeudi.
2h23. Thé et pains au chocolat. D'habitude j'allume ma frontale dehors, quand je n'y vois vraiment plus rien mais heureusement j'en ai besoin ce matin et elle ne fonctionne… plus : un fil coupé, argh, heureusement que je n'étais pas déjà sur les chemins. Réparation simple et rapide, en espérant que ça tienne. Du coup, je prends la 2e en secours.

3h06. Départ, pile une heure plus tôt que la dernière fois. Je pars un peu plus vite sans m'en rendre vraiment compte, avec le même équipement (collant, short, wintertrail, t-shirt manches longues, buff, bonnet, gants et sac Wasp). Faut dire que le chien qui fouillait les poubelles en bas de la rue m'a un peu surpris, j'ai dû accélérer un peu.

3h28. 22' à Breuillet, et 2' d'avance. L'herbe est gelée (-1°C annoncé). L'eau gelée des flaques forme de belles arabesques.

4h06. 1h, pile sous la N20, Arpajon me voilà.

4h48. Sous la N104 (en 1h42 au lieu de 1h53 : 11' de gagnées, donc 1' de moins par tranche de 10, ça fait du 6h à la fin à ce rythme), à Brétigny-sur-Orge. Un coup d'oeil de chaque côté pour deviner un Bombyx dans les parages, mais il ne doit pas encore avoir déménagé ! Les raideurs dans les cuisses arrivent déjà. Je n'hésite qu'à quelques endroits, j'ai toujours la carte heureusement.

5h51. 2h45', passage sous l'A6.

6h06. 3h, passage sous le RER à Juvisy-sur-Orge, après le bout d'Orge le plus glauque du parcours (heureusement court). Je profite mieux du Pont des Belles fontaines.

6h35. 3h29, 35e km et 30' de moins. Débouché de l'Orge sous le ciel qui s'éclaircit. Petite pause « rangement de la frontale » (limite tout de même sur le trottoir plein de racines qui suit), « cailloux dans une chaussure », Coca, barre de céréales ; le tout le long de la Seine et de ses péniches. Belle brume sur la Seine, il fait froid mais moins humide que la dernière fois, c'est plus agréable.

7h35. Choisy-le-Roi (exactement au pont de Choisy, face à la gare RER), soit 4h29 de course (et 36' de moins, mais un kilomètre en moins également, sans la visite de la passerelle d'Ablon : j'avais été un poil plus vite la dernière fois). Je vais jusqu'au 45e km (sous l'A86) en courant (environ 4h40) et ensuite je me fais une « petite marche » pour me requinquer, avec le soleil qui se lève vraiment, parce que les jambes deviennent dures. J'ai l'impression d'avoir plus mal que la première fois, mais je marche beaucoup moins quand même, bizarrement. Ce passage n'est pas terrible (sur un trottoir) mais ne dure vraiment pas longtemps, c'est ensuite la piste cyclable jusqu'au pont d'Alfortville. De l'autre côté (Vitry-sur-Seine) c'est chouette au début avec la piste cyclable entre le niveau de la Seine et le niveau de la route, mais ensuite c'est quand même bord de route, qui ne dure pas longtemps là non plus, puisque l'on arrive vite à la Marne et à la fabuleuse piste cyclable le long de l'A4, rive droite (la partie la plus agréable du parcours… ou presque).

8h38. 5h32' et périphérique, avec un grand sourire : quand même deux fois ce trajet, je trouve ça fort.

8h46. 5h40' et dernière traversée de la Seine en passant la passerelle Simone de Beauvoir.

9h01. Arrivée, en presque pleine forme. 5h55' pour 56 km. 1 km et 40' de moins qu'il y a trois semaines, mais gros mal de jambes — j'ai dû forcer sans trop m'en apercevoir, logique avec ce départ un peu plus rapide — et aux genoux.

Je ne bois pas beaucoup (25 cl de coca, 50 cl d'eau), mange deux compotes, une barre de céréales au sésame et quelques noix de cajou (même pas 30 g). Dès la prochaine, j'arrête la San Pellegrino, vive la Badoit rouge ! Je voulais au départ passer rive gauche à Choisy-le-Roi, mais la zone portuaire sur la carte me fait un peu peur, je n'ai pas envie d'aller me faire une rallonge en quittant le bord de Seine, donc je reste rive droite. Et en passant en face, je vois bien une route mais pas de piste cyclable… si c'est pour retrouver sur une route, autant rester de ce côté-ci. D'ailleurs, les passages « bof-pas terrible » ne durent pas longtemps, moins que dans mon appréciation de la première fois en tout cas.
Je marche un petit peu le midi, mais les genoux grincent.

Vendredi.
Le matin, je m'offre un petit coup de gel cryo sur les jambes (pour une fois que j'y pense). Tout redevient normal, les jambes tournent bien, les genoux fonctionnent dans un mode quasi-nominal, c'est chouette quand la récupération se passe aussi rapidement.

Vivement le mois d'avril !

lundi 23 février 2009

Off'Phil de l'eau

Un petit off pour revoir le monde.
Après un échauffement de onze bornes dans la capitale pour ramener la coupe de l'Origole au GGO — le trajet n'était pas optimisé —, je rattrape les Ufos au niveau du pont levant de Crimée, le long du canal de l'Ourcq.

(il gruppetto au complet : GGO, Zabou, Mustang, Koline, Eliane, Sandrine74, L'Sanglier, Seraphin, Phil, Bernd, le Lutin d'Ecouves, Lau, Bamban, Fredo91)

C'est le début d'une longue promenade au fil de l'eau, ponctuée de discussions plus ou moins réalistes sur tout et rien, en arpentant les pistes cyclables ou les chemins de halage. Nous passons par le joli village de Claye-Souilly :


Il nous restera à ce niveau à peine 20 kilomètres pour arriver au terme de notre périple du jour : le pont St Rémy, pk 48,2 à Meaux, atteint au bout de plus de 6 h 30 d'efforts soutenus voire même quasiment ininterrompus...

(La cathédrale Saint-Étienne de Meaux, XIIe—XVIe)

Juste à l'heure pour le chocolat chaud, avec un mal aux pattes raisonnable et une petite envie de voir l'état du canal après Meaux, jusqu'au Port aux Perches par exemple : la fin du canal est à 108 km du bassin de la Villette.

(photo GGO)

Histoire de voir d'un peu plus près les usines élévatoires, entre autres ; ça a l'air sympa, non ?

(d'après le guide du réseau fluvial de Paris)

À lire pour en profiter (usines, passages sous le canal, historique, etc.) :
l'association au fil de l'Ourcq ;
un site perso très intéressant ;
les infos de le ville de Paris.

jeudi 12 février 2009

Aller au boulot en courant, oui...

mais pas tous les jours !

Depuis le temps que je m'auto-motive pour cette expérience, et après un faux départ en janvier pour cause de gros rhume, enfin le jour est arrivé. Hier soir, je rentre décidé comme jamais et prépare illico mes affaires pour ce matin, j'ai le trajet façon Top25 dans ma poche. Je mets le réveil trois heures plut tôt que d'habitude et... me couche tôt.

3h32. Réveil. Petit déjeuner thé, miel, pains au chocolat.

4h06. Départ. Frais mais pas trop, ciel sans pluie, éclairé par une presque pleine lune. J'ai mis ma veste Top R-ligth en prévision de la pluie limite neige prévue en fin de nuit, mais ça a l'air de tenir... je l'enlève au bout de 25 minutes : trop chaud. Je connais l'itinéraire de la première heure et demie, ensuite un peu moins et pas du tout après 20 km. J'ai fait quelques petits tours et détours sur la partie entre 15 et 20 km justement, mais grâce à la préparation du parcours sur Top25 : zéro galère.

6h00. Passage sous la N104 du côté de Brétigny-sur-Orge, sur le parcours de mon dernier (et premier d'ailleurs) 10 bornes. À partir de là, c'est l'inconnu. Je fais une rallonge après avoir hésité à partir sur la droite ou sur la gauche (je choisis à droite, dans le sens de la montée... pour me rapprocher de la ligne RER) pour un mur d'enceinte pas prévu à la place d'un sentier (vers le km22) à Sainte-Geneviève-des-Bois, pour contourner le centre hospitalier.
Je passe le magnifique Pont des Belles Fontaines à Juvisy-sur-Orge (endroit très improbable) quand le jour commence à poindre, j'en profite pour ouvrir le paquet de noix de cajou, miam, arrosé d'une gorgée de Coca, slurp.

8h05. Débouché de l'Orge dans la Seine, je prévoyais mettre un peu moins de temps (mais avec aucune idée précise : bizarre, non ?), ensuite traversée aller-retour sur la passerelle d'Ablon-sur-Seine (interdite au public, mais ouf c'est le GR : merci Paulo pour l'info, je n'y serais peut-être pas aller s'en savoir) à manger des noix de cajou et à boire du Coca. Ensuite c'est un peu moins marrant (l'Orge est, elle, aménagée pratiquement tout du long en promenade), mais ça reste des berges, des pistes cyclables, c'est bien bien chouette, même si c'est au ras de la route. Je suis donc rive gauche et traverse au pont de Villeneuve-le-Roi. Sur un trottoir le long du RER, puis sur une belle piste cyclable le long... de la route. À côté de constructions toutes nouvelles, un panneau indique le niveau atteint par la crue centennale de 1910... à environ sept mètres au-dessus du niveau d'aujourd'hui : on est en quelle année déjà ?

9h11. Passage à côté de Choisy-le-Roi, qui symbolise l'entrée au pays de l'ultra. Les jambes sont bien raides, je me refais un petit coup de Coca-noix de cajou et me fixe pour objectif le prochain pont à traverser. Ce côté rive droite n'est pas terrible, belle piste cyclable... mais au ras de la route (là, je quitte le GR qui s'en va vers Le Havre). Je traverse entre Alfortville et Vitry-sur-Seine, en passant par le pont à haubans du Port à l'Anglais. Maintenant, je suis une piste au bord de l'eau et sous le niveau de la route, bien plus agréable, qui semble continuer aussi vers le sud : à tester la prochaine fois. Avant de revenir sur la rive droite, par la Passerelle industrielle d'Ivry-Charenton très chargée en tags, je découvre le Chinagora (je n'avais jamais remarqué ce bâtiment, c'est complètement hallucinant !). Puis c'est la piste le long de l'autoroute A4, qui ne dure pas très longtemps heureusement.

10h16. Sous le périph, presque ému. Ensuite c'est du connu : je vais courir de temps en temps à Bercy avec le groupe « fac Paris 6 ».

10h41. J'arrive en pleine forme au bureau, en terminant par le Jardin des Plantes, théâtre de mes entraînements parisiens.

Enfin, c'était franchement chouette : 6h35 de bonheur pour 57 km. J'ai vu les bâtiments et usines de tous les jours (puisque la ligne RER suit à peu près le même itinéraire, mais toujours rive gauche et pas forcément le long de la Seine) sous un autre angle, avec de belles surprises en plus. je suis vachement content. Je compte le refaire une fois par... mois (eh oh, pas tous les jours non plus !).

Côté équipement :
Inov-8 Roclite 295, collant long noir plus short bleu (le bien-être y gagne ce que le style y perd), Wintertrail-Ufo plus t-shirt Ufo manches longues. Bonnet (de l'Origole pas encore aux couleurs Ufo), frontale pour les trois premières heures, pas en continu grâce au clair de lune. Au cardio, max. à 236 (en passant le long de la ligne RER) et 148 de moyenne.
Avec la poche à eau du Wasp (1,7 litre) pleine d'un mélange eau plate+San Pelegrino dont je bois seulement 50 cl, un Coca (50 cl en bouteille), deux compotes et 50 g de noix de cajou-ou-ou-ou. Pas touché aux crèmes de marrons ni aux barres de céréales.
Et je ne me suis même pas servi de ma boussole !

Merci à Paulo pour ses infos : le magnifique Pont des Belles Fontaines (bien vrai ! et on tombe dessus sans s'y attendre du tout) et le coup de la passerelle d'Ablon, interdite au public (sauf pour ceux qui savent !).

mercredi 21 janvier 2009

Les achats course à pied 2009

Alors donc, voici l'état de mes dépenses pour la course à pied, tout confondu, pour l'année 2009.

  • en janvier, 152 € pour l'inscription à l'UTMB (comprend également l'assurance annulation et un don à l'association Courir pour toi) ;
  • en janvier, 30 € pour le Grand duc de Chartreuse, en juin ;
  • en février, £60 (69 € au cours du jour) pour des Inov-8 Roclite 295 et $60 (46 € au cours du jour) pour des guêtres Inov-8 et des manchettes-papillons Moeben ;
  • en septembre, 60 € pour une nouvelle montre, Timex Ironman 150 ;
  • en octobre, 17 € pour le Trail du viaduc des fauvettes ;
  • toujours octobre, 51 € pour un beau t-shirt et des x-talon de chez Inov-8, bien sûr ;
  • en novembre, 74,95 € pour une lampe frontale Petzl Myo RXP ;
  • et une commande US pour bidon, poche à eau, Yaktrax pro, quelques babioles et un bouquin de Dean Karnazes, $122 ;
  • et la By Night, 12 € ;
  • en décembre, 50 € pour l'Origole.

mardi 6 janvier 2009

Mes bouquins 2009

Mes bouquins de l'année (ordre chronologique) :
  • Paris, rive noire d'un collectif d'auteurs, éd. Autrement (de bof à très bien) ;
  • Mort d'un cuisinier chinois de Frédéric Lenormand, éd. Points ;
  • Inju de Ranpo Edogawa, éd. Picquier poche ;
  • Le Sommet des Dieux de Jirō Taniguchi (4e lecture en un an) ;
  • Meurtres à la cour du prince Genji de Seio Nagao, éd. Picquier poche (décousu + intrigue inexistante : bof) ;
  • Balle de match de Harlan Coben, éd. Fleuve noir ;
  • Les Portes de la perception d'Aldous Huxley, éd. du Rocher ;
  • L. A. Confidential de James Ellroy, éd. Payot & Rivages ;
  • Capitaine Hornblower, Aspirant de Marine de C. S. Forester, éd. Phébus ;
  • Pour l'empereur ! de Yi Munyŏl, éd. Actes sud (arrêté assez tôt : d'après le traducteur Patrick Maurus, il faut faire des efforts pour lire un livre coréen ; ce n'est pas le bon moment) ;
  • Capitaine Hornblower, Lieutenant de Marine de C. S. Forester, éd. Phébus ;
  • Capitaine Hornblower, Seul maître à bord de C. S. Forester, éd. Phébus ;
  • Capitaine Hornblower, Trésor de guerre de C. S. Forester, éd. Phébus ;
  • L'Échelle de Darwin de Greg Bear, éd. Robert Laffont ;
  • La Galerie du rossignol de Paul Harding, éd. 10/18 ;
  • Courir de Jean Echenoz, éd. Minuit (court mais émouvant, la vie sur la piste de Zatopek) ;
  • La Main droite d'Amon de Lauren Haney, éd. 10/18 ;
  • La Griffe du chat, collectif, éd. Rivages/Mystère ;
  • Le Visage de Maât de Lauren Haney, éd. 10/18 ;
  • Sous l'œil d'Horus de Lauren Haney, éd. 10/18 ;
  • Capitaine Hornblower, Retour à bon port de C. S. Forester, éd. Phébus ;
  • Capitaine Hornblower, vol. 2 de C. S. Forester, éd. Omnibus avec :
    • Un vaisseau de ligne,
    • Pavillon haut,
    • Le Seigneur de la mer,
    • Lord Hornblower,
    • Mission aux Antilles.
  • Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson, éd. Actes sud ;
  • L'Homme chauve-souris de Jo Nesbø, éd. Gallimard ;
  • Millénium, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson, éd. Actes sud ;
  • Millénium, La Reine dans le palais des courants d'air de Stieg Larsson, éd. Actes sud ;
  • Une Mort joyeuse de Ellis Peters, éd. 10/18 ;
  • Juste un regard de Harlan Coben, éd. Pocket ;
  • Rupture de contrat de Harlan Coben, éd. Fleuve Noir ;
  • Into the Wild de Jon Krakauer, éd. Anchor Books ;
  • Les Cafards de Jo Nesbø, éd. Gaïa ;
  • L'Affreux Joujou de Pierre Siniac, éd. Librio ;
  • Les Déportés du Cambrien de Robert Silverberg, éd. Robert Laffont ;
  • Pour le meilleur et pour le pire de Gunnar Staalesen, éd. Gaïa ;
  • Faux rebond de Harlan Coben, éd. Fleuve Noir ;
  • Ultramarathon Man de Dean Karnazes, éd. Jeremy P. Tarcher/Penguin ;
  • La Tempête de neige de Leon Tolstoï, éd. Pocket (pas toutes les nouvelles) ;
  • Du Sang sur le green de Harlan Coben, éd. Fleuve Noir ;
  • Temps mort de Harlan Coben, éd. Fleuve Noir ;
  • Mauvaise base de Harlan Coben, éd. Fleuve Noir.

lundi 8 décembre 2008

L'Origole

Retour rapide sur la course :
La décision de participer à la course ne se fait réellement qu'en dernière minute. Je sors d'une coupure de deux semaines (cause mission boulot) et de deux semaines de reprise-en-douceur teintée d'un affûtage-en-douceur... préparation peu crédible donc.

Moins couvert que d'habitude : short+collant (Môssieur tient à son confort !), Wintertrail Raidlight, gants, bonnet, chaussettes et Roclite 295. J'hésite à mettre ma veste et la laisse dans le sac ; tant mieux j'aurais eu chaud et elle aurait sûrement souffert des chutes.
Dans le sac à dos Wasp : 1,7l de mélange eau+badoit, deux compotes, une crème de marrons, une barre de céréales et des noix de cajou (qui datent de l'UTMB... elles étaient un peu « vieilles »).

(Photo organisation)


Première boucle : départ prudent en fin de peloton, avec Sandrine74, l'Sanglier, Surfboy. On discute un peu avec l'Sanglier, et on rattrape l'Bombyx qui musarde. Après une bonne demi-heure, j'en ai marre des bouchons ou des avertissements à chaque tronc couché en travers du chemin ou à chaque passage boueux alors je trace. Ensuite, je me retrouve avec des gens qui gueulent un peu trop fort pour moi : je trace encore. Je rattrape Bottle (à qui je dois de ne pas avoir eu froid aux mains, merci !), passe un petit moment avec lui et puis finalement je me détache. Ensuite je ne me rappelle pas bien... quelques gamelles, et voilà l'arrivée au gymnase, elle a passé vite cette boucle, 3h17' tout de même, 2h34' pour le premier.
Depuis quelques kilomètres, je me persuade que je n'ai rien à gagner à m'arrêter au ravito : je n'ai pratiquement rien bu ni mangé : j'arrive donc par une porte au gymnase, croise Zeb qui prend sa soupe, et repars illico : record perso du ravito battu !

Deuxième boucle : elle commence par un « Steph ! » lancé de derrière : c'est Zeb qui vient de poser sa soupe pour partir avec moi, hé hé hé bien sympa... on fait quelques bornes et au bout d'une demi-heure je lui dis de tracer, il va bien trop vite pour moi dans les côtes... et comme cette boucle n'est en fait qu'une succession de côtes, elle s'annonce plutôt difficile ! Heureusement, le Zeb en question m'a prévenu que « certains ont mis 4h l'année dernière pour la faire » ; rapidement donc je table sur... 4h ! Lors d'un croisement avec l'organisation je n'y tiens plus : je m'arrête pour enlever une chaussette car j'ai l'impression d'avoir un bout de bois sous mon pied, en espérant que ce n'est pas le pied lui même qui a un problème. En fait, c'était du restant de terre qui formait des caillots, très désagréables (les guêtres sont donc peut-être utiles, ah bon ?). Du coup j'enlève ma chaussette et la jette dans la poubelle : hop-là c'est parti pour le Anton Krupicka style (d'un pied seulement). La 2e heure s'écoule un peu lentement, Jérôme me passe (qu'est-ce qu'il faisait derrière moi ?) et j'essaie péniblement de rester au contact de la première féminine : je fais un peu de yoyo, le rythme étant un poil trop élevé, mais perdre le contact signifie redoubler d'attention pour les balises, et donc plus de risque de se tromper de chemin : je préfère forcer un peu l'allure quitte à le payer plus tard (de toute façon au point où j'en suis !). Je mange tout ce que j'ai sur moi (malheur, pas assez ! même les noix de cajou de l'UTMB y passe, elles étaient tout de même un peu vieilles) en rageant de ne pas avoir repris une crème de marrons dans mon sac au gymnase tout à l'heure. Et puis après un certain temps, l'énergie revient et me permet de rejoindre vraiment la féminine en question (Martine) et même de relancer sur le plat, dommage, c'est un peu tardif comme réveil, on arrive.
Ouf, le gymnase est là, je suis rincé, 4h12' pour cette boucle (contre 2h44' au premier), 7h29' depuis le départ. Grosse pause prévue : changement de chaussette(s), Coca, soupe et re-soupe, BN, banane, chocolat... j'avais vraiment faim. Et voilà l'Bombyx qui arrive, il accompagnait Katell et ils reviennent fort. Je refais le gros plein (trop) ; 21' d'arrêt, pas mal !

Troisième boucle : je repars avec un sandwich à la tome et au premier croisement, un bénévole m'annonce que le premier en termine... bon, cool, sympatoche, il ne me met que 22 bornes dans la vue alors ? J'ai juste le temps de me perdre deux minutes que je suis déjà rejoint par Bombyx : chouette.

[mode enluminé on]
Nombreuses sont les légendes qui vantent ses mérites à finir les courses dans un rythme de locomotive : c'est le moment ou jamais de le vérifier par moi-même.
[mode enluminé, off]

(Photo organisation)

Donc je décide de rester dans ses pattes le temps... que je tiendrai. Et puis ça tient, je m'aventure même parfois à m'échapper un peu mais une chute (je me souviendrai longtemps de celle en pleine descente qui m'a propulsé tout entier dans les fougères) ou des erreurs d'attention point de vue balisage me ramène toujours derrière lui (en fait, il coupait et prétextait un "mais moi je suis les balises" pour me doubler, beau fair-play !). Au bout d'une heure, nous retrouvons Martine (elle peut être tranquille, Katell a abandonné sur avis médical : 4 points de suture au tibia suite à une chute, la 2e est loin) et filons, en reprenant tout le temps du monde. L'effet Pacman est bien là : c'est dur mais c'est bon d'être de ceux qui doublent !
La fin est tragique : à moins de quatre bornes de l'arrivée, nous menons un groupe de six et là, plus de balises. Bêtement, je continue tout droit alors que l'Bombyx qui est le roi du « aujourd'hui, rien ne peut m'arriver » part à droite : il retrouve le marquage, prévient tout le monde et je me retrouve avec trois coureurs entre nous : argh. J'accélère un peu, en double un mais perd vite l'espoir de me remettre dans les roues du papillon. Mais grâce à un final limite warrior et surtout chanceux (un gars devant se trompe d'entrée au gymnase !), je finis quand même juste derrière lui, à 1' tout de même, en 2h42' (contre 2h36' au premier) et 10h34' au total. On aura bien repris 15 personnes sur cette boucle de 22 km, c'était bon. Cette boucle est vraiment superbe, en sous-bois sur des mono-traces pratiquement tout le temps, quel plaisir !

(avec Zeb, photo PhilGrizzli)

Après-course : j'ai encore bien bouffé et rigolé, en écoutant les commentaires des survivants, et à refaire... -- quoi d'ailleurs, je ne sais plus -- et à attendre que ça passe avec l'ami Zeb qui se faisait ramener par un chauffeur de luxe, un gars bien même pas entamé vu qu'il n'a fait que 7h54'35" de course. L'équipe des Ufos termine 2e, youpi ! Les chaussures ont bien souffert des branches basses :





Bilan : excellente course ! dure, je m'y attendais, aussi dure je ne pensais pas. L'organisation (et le balisage) est parfaite. Les bénévoles sont aux petits soins comme souvent, et ceux qui se sont pelés dehors méritent un grand merci : pour l'enquête de satisfaction, c'est du tout bon partout, et bien vrai que cette période participe à rendre la course grandiose, luttons ! J'ai revu des copains qui me manquaient réellement, pétard que ça fait du bien. Je ne me suis assis que pour changer de chaussettes, j'en suis assez content. Le non-arrêt du 1er ravito était une très bonne tactique, j'aurais juste dû commencer à manger plus, plus tôt dans la 1re boucle. La fin m'a fait découvrir des ressources inexploitées (à part à l'UMTB 2007), à retenter à chaque fois !

En deux mois, je me suis fait trois belles courses, je pense à mon meilleur niveau : un 10 km, la By Night de Mondeville et l'Origole donc, une bien belle fin de saison. D'ailleurs, si ce n'était que le début ?

Médical : un peu de jambes raides jusqu'au mardi, mais les bras ne sont pas en reste non plus, ni la nuque : ce sont les effets frontale et gamelles. Et puis une petite tendinite du releveur du gros orteil gauche, qui se sent plus à la marche qu'à la course (pour attraper le train).

mardi 2 décembre 2008

Le minimum d'équipement

La liste des choses à avoir pour la prochaine course :
  • certificat médical ;
  • collant long à réparer ;
  • short ;
  • 3 paires de chaussettes ;
  • chaussures Inov-8 Roclite 295 ;
  • sparadrap ;
  • épingles ;
  • wintertrail ;
  • frontale + piles ;
  • ceinture cardio ;
  • couverture de survie ;
  • veste light ;
  • sac à dos Ultimate Direction ;
  • poche avec mélange eau plate + eau gazeuse ;
  • bouteille d'eau gazeuse ;
  • quelques amuses-bouche ;
  • noix de cajou ;
  • crème de marron ;
  • compotes ;
  • t-shirt jaune ;
  • bonnet ;
  • casquette ;
  • gants.