lundi 6 avril 2009

Tyrolienne, 2.1

La version définitive (!) en photos.
On a donc, côté arrivée, les deux ensembles [sangle-mousqueton à vis-oreille de lapin], à tendre d'un jour à l'autre. Le nœud de lapin fait office d'arrêt pour la poulie, au cas où un énervé réussirait à aller jusque là (il faudrait que la corde soit vraiment très tendue pour ce montage-ci : bien lancé, je m'arrête à plus d'un mètre du nœud).

Et de l'autre côté, un magnifique montage en pièces de récupération pour la fabuleuse plate-forme de départ : 4 pieds en forme de poutres (sèches depuis deux cents ans, mais pleines de mousse après quelques années dehors), plantés dans le sol, consolidés à l'aide de plinthes, surmontés par un volet. Le tout est copieusement arrosé de clous de taille respectable, retenu à l'arbre par une sangle. L'escabeau est du même tonneau, lui aussi attaché à l'ensemble. Manque plus qu'une guérite pour vendre les tickets...


Ce dimanche, l'attraction a rencontré un vif succès, chez les petits comme chez les plus grands. Approuvée par un 77 kg. Au suivant !

lundi 30 mars 2009

Tyrolienne, 2

La tyrolienne version 1 n'aura vécu que deux jours.
La version 2 est maintenant en station, un peu plus simple au montage :
  1. du côté le plus haut, un nœud de lapin avec de grandes boucles. Les deux boucles sont attachées ensemble par un mousqueton à vis : pas de réglage possible, donc plus besoin de monter à l'échelle,
  2. de l'autre côté, de nouveau un nœud de lapin avec des boucles plus petites, ayant chacune un mousqueton à vis dans lequel passe une sangle tendue avec un système à cliquet. Les sangles sont placées sur le même arbre, l'une en dessous de l'autre, et la tension se fait une sangle après l'autre.
Il reste la plate-forme de départ à réaliser : 4 bouts de vieilles poutres pour les poteaux, de vieilles plinthes en bois pour consolider l'ensemble, un vieux volet pour plancher et un vieil escabeau pour y monter. Quelques clous, un bonne scie et c'est parti.

samedi 21 mars 2009

Une tyrolienne dans le jardin

Depuis ce premier essai, il y a deux mises à jour : version 2 et version 2.1.

Pour faire une tyrolienne entre deux arbres dans un jardin, il faut :
  • deux arbres bien placés,
  • de bons conseils (ceux du Vieux Campeur sont excellents),
  • une liste de matériel :

Une fois rassemblés les ingrédients (le niveau est en fait superflu), on peut commencer la construction en elle-même, chouette. Les arbres sont distants de 20 m, en comptant les nœuds de lapin aux deux extrémités, et une longueur suffisante pour faire des boucles pour s'accrocher à la poulie, une corde de 30 m est idéale. La pente conseillée est de 3%, mais la vitesse de chute dépend également de la tension de la corde. En étapes imagées sur une demi-journée, ça donne :
  1. faire tenir les cales sur un tronc (cela permet de laisser un peu de mou à l'arbre, si la tyrolienne est montée à demeure -- ce n'est pas le cas ici, elle ne sera installée que pendant la bonne saison) ; avec un sandow, ça facilite grandement les placements et replacements des sangles et cales :
  2. une fois la bonne hauteur trouvée, fixer la sangle à cliquet (pratique pour la mise en tension) :
  3. faire de même de l'autre côté (j'ai préféré une sangle à cliquet, facile à tendre, pour les deux côtés, même si bien sûr une seule doit suffire).
  4. une fois les sangles en place, on peut y accrocher la corde, via un mousqueton à vis et un nœud de lapin :
  5. faire un test avec un lourdeau pendu au milieu de la corde, et adapter la hauteur de la corde.
  6. une fois la hauteur moyenne fixée, on peut régler la hauteur de départ en fonction de la vitesse de descente. Ainsi, de relativement basse au départ (non, sa tête n'est pas dans les anneaux !), on a gagné un bon mètre (sans toucher à la boucle de l'autre côté) :
  7. c'est fini, youpi !
Pour le testeur le plus lourd (moi-même), l'arrêt se fait à trois mètres de l'arbre d'arrivée, il n'y a donc pas de crainte à avoir sur le besoin d'une doublure de la corde pour effectuer un freinage automatique : une 2e corde qui part du même niveau mais finit plus ou moins loin du niveau d'arrivée de la corde principale, sur laquelle on monte une poulie simple, reliée à la poulie double (par cordelette et mousquestons)... au départ rien ne change, à l'arrivée on est freiné par la poulie simple qui tend la 2e corde au fur et à mesure que celle-ci ne peut plus être parallèle à la principale.

Les prochaines étapes :
  • doubler les points d'ancrage, avec des sangles plus grosses, qui acceptent une tension légèrement plus importante (on arrivera ainsi plus près de... l'arrivée !).
  • un harnais, ou une simple corde passée dans les jambes et à la taille, mousquetonnée aux anneaux de la poulie, aiderait les plus petits à se tenir, même si une parade (et même plus) s'avère rassurante.
  • faire une plate-forme de départ peut faire passer un autre week-end dans le jardin, mais l'échelle, qui nécessite la présence d'un adulte fait, à sa façon, dissuasion.

mardi 17 mars 2009

La tonte du jardin en 2009

Bah voilà, le soleil revient... l'herbe reprend ses droits et moi la tondeuse.
  • 16 mars, premier essai, deux allers-retours et le moteur part en fumée... il faudra attendre une nouvelle tondeuse pour finir!
  • 19 mars, la nouvelle tondeuse à peine arrivée, déjà testée : la saison a démarré ;
  • 3 avril en soirée ;
  • 18 avril ;
  • 23 avril ;
  • 2 mai, tout est dans le rythme !
  • 20 mai, après quinze jours de pluie le week-end, c'est la brousse ;
  • 4 juin, c'est haut !
  • 13 juin ;
  • 29 juin ;
  • 13 juillet ;
  • 25 juillet ;
  • 22 août ;
  • 12 septembre.

samedi 7 mars 2009

One more time

Et de deux.
Je profite de l'envie encore bien présente, des conditions matérielles optimales pour retenter le off du boulot en version 2 : sans me tromper et sans visiter !

Mercredi soir, je prépare mon sac, vérifie la frontale, rempli un litre de ma poche à eau avec un mélange San Pellegrino+eau plate, fourre quelques barres de céréales au sésame et des compotes, et un vieux restant de noix de cajou dans les poches. Pour déranger le moins possible la maisonnée, je dors sur le canapé (hem…) pas trop bien, un premier réveil avec la trouille de ne pas avoir entendu l'alarme de ma montre (à 1h30), le deuxième sera le bon : je ne devrais pas être trop à la bourre au boulot !

Jeudi.
2h23. Thé et pains au chocolat. D'habitude j'allume ma frontale dehors, quand je n'y vois vraiment plus rien mais heureusement j'en ai besoin ce matin et elle ne fonctionne… plus : un fil coupé, argh, heureusement que je n'étais pas déjà sur les chemins. Réparation simple et rapide, en espérant que ça tienne. Du coup, je prends la 2e en secours.

3h06. Départ, pile une heure plus tôt que la dernière fois. Je pars un peu plus vite sans m'en rendre vraiment compte, avec le même équipement (collant, short, wintertrail, t-shirt manches longues, buff, bonnet, gants et sac Wasp). Faut dire que le chien qui fouillait les poubelles en bas de la rue m'a un peu surpris, j'ai dû accélérer un peu.

3h28. 22' à Breuillet, et 2' d'avance. L'herbe est gelée (-1°C annoncé). L'eau gelée des flaques forme de belles arabesques.

4h06. 1h, pile sous la N20, Arpajon me voilà.

4h48. Sous la N104 (en 1h42 au lieu de 1h53 : 11' de gagnées, donc 1' de moins par tranche de 10, ça fait du 6h à la fin à ce rythme), à Brétigny-sur-Orge. Un coup d'oeil de chaque côté pour deviner un Bombyx dans les parages, mais il ne doit pas encore avoir déménagé ! Les raideurs dans les cuisses arrivent déjà. Je n'hésite qu'à quelques endroits, j'ai toujours la carte heureusement.

5h51. 2h45', passage sous l'A6.

6h06. 3h, passage sous le RER à Juvisy-sur-Orge, après le bout d'Orge le plus glauque du parcours (heureusement court). Je profite mieux du Pont des Belles fontaines.

6h35. 3h29, 35e km et 30' de moins. Débouché de l'Orge sous le ciel qui s'éclaircit. Petite pause « rangement de la frontale » (limite tout de même sur le trottoir plein de racines qui suit), « cailloux dans une chaussure », Coca, barre de céréales ; le tout le long de la Seine et de ses péniches. Belle brume sur la Seine, il fait froid mais moins humide que la dernière fois, c'est plus agréable.

7h35. Choisy-le-Roi (exactement au pont de Choisy, face à la gare RER), soit 4h29 de course (et 36' de moins, mais un kilomètre en moins également, sans la visite de la passerelle d'Ablon : j'avais été un poil plus vite la dernière fois). Je vais jusqu'au 45e km (sous l'A86) en courant (environ 4h40) et ensuite je me fais une « petite marche » pour me requinquer, avec le soleil qui se lève vraiment, parce que les jambes deviennent dures. J'ai l'impression d'avoir plus mal que la première fois, mais je marche beaucoup moins quand même, bizarrement. Ce passage n'est pas terrible (sur un trottoir) mais ne dure vraiment pas longtemps, c'est ensuite la piste cyclable jusqu'au pont d'Alfortville. De l'autre côté (Vitry-sur-Seine) c'est chouette au début avec la piste cyclable entre le niveau de la Seine et le niveau de la route, mais ensuite c'est quand même bord de route, qui ne dure pas longtemps là non plus, puisque l'on arrive vite à la Marne et à la fabuleuse piste cyclable le long de l'A4, rive droite (la partie la plus agréable du parcours… ou presque).

8h38. 5h32' et périphérique, avec un grand sourire : quand même deux fois ce trajet, je trouve ça fort.

8h46. 5h40' et dernière traversée de la Seine en passant la passerelle Simone de Beauvoir.

9h01. Arrivée, en presque pleine forme. 5h55' pour 56 km. 1 km et 40' de moins qu'il y a trois semaines, mais gros mal de jambes — j'ai dû forcer sans trop m'en apercevoir, logique avec ce départ un peu plus rapide — et aux genoux.

Je ne bois pas beaucoup (25 cl de coca, 50 cl d'eau), mange deux compotes, une barre de céréales au sésame et quelques noix de cajou (même pas 30 g). Dès la prochaine, j'arrête la San Pellegrino, vive la Badoit rouge ! Je voulais au départ passer rive gauche à Choisy-le-Roi, mais la zone portuaire sur la carte me fait un peu peur, je n'ai pas envie d'aller me faire une rallonge en quittant le bord de Seine, donc je reste rive droite. Et en passant en face, je vois bien une route mais pas de piste cyclable… si c'est pour retrouver sur une route, autant rester de ce côté-ci. D'ailleurs, les passages « bof-pas terrible » ne durent pas longtemps, moins que dans mon appréciation de la première fois en tout cas.
Je marche un petit peu le midi, mais les genoux grincent.

Vendredi.
Le matin, je m'offre un petit coup de gel cryo sur les jambes (pour une fois que j'y pense). Tout redevient normal, les jambes tournent bien, les genoux fonctionnent dans un mode quasi-nominal, c'est chouette quand la récupération se passe aussi rapidement.

Vivement le mois d'avril !

lundi 23 février 2009

Off'Phil de l'eau

Un petit off pour revoir le monde.
Après un échauffement de onze bornes dans la capitale pour ramener la coupe de l'Origole au GGO — le trajet n'était pas optimisé —, je rattrape les Ufos au niveau du pont levant de Crimée, le long du canal de l'Ourcq.

(il gruppetto au complet : GGO, Zabou, Mustang, Koline, Eliane, Sandrine74, L'Sanglier, Seraphin, Phil, Bernd, le Lutin d'Ecouves, Lau, Bamban, Fredo91)

C'est le début d'une longue promenade au fil de l'eau, ponctuée de discussions plus ou moins réalistes sur tout et rien, en arpentant les pistes cyclables ou les chemins de halage. Nous passons par le joli village de Claye-Souilly :


Il nous restera à ce niveau à peine 20 kilomètres pour arriver au terme de notre périple du jour : le pont St Rémy, pk 48,2 à Meaux, atteint au bout de plus de 6 h 30 d'efforts soutenus voire même quasiment ininterrompus...

(La cathédrale Saint-Étienne de Meaux, XIIe—XVIe)

Juste à l'heure pour le chocolat chaud, avec un mal aux pattes raisonnable et une petite envie de voir l'état du canal après Meaux, jusqu'au Port aux Perches par exemple : la fin du canal est à 108 km du bassin de la Villette.

(photo GGO)

Histoire de voir d'un peu plus près les usines élévatoires, entre autres ; ça a l'air sympa, non ?

(d'après le guide du réseau fluvial de Paris)

À lire pour en profiter (usines, passages sous le canal, historique, etc.) :
l'association au fil de l'Ourcq ;
un site perso très intéressant ;
les infos de le ville de Paris.

jeudi 12 février 2009

Aller au boulot en courant, oui...

mais pas tous les jours !

Depuis le temps que je m'auto-motive pour cette expérience, et après un faux départ en janvier pour cause de gros rhume, enfin le jour est arrivé. Hier soir, je rentre décidé comme jamais et prépare illico mes affaires pour ce matin, j'ai le trajet façon Top25 dans ma poche. Je mets le réveil trois heures plut tôt que d'habitude et... me couche tôt.

3h32. Réveil. Petit déjeuner thé, miel, pains au chocolat.

4h06. Départ. Frais mais pas trop, ciel sans pluie, éclairé par une presque pleine lune. J'ai mis ma veste Top R-ligth en prévision de la pluie limite neige prévue en fin de nuit, mais ça a l'air de tenir... je l'enlève au bout de 25 minutes : trop chaud. Je connais l'itinéraire de la première heure et demie, ensuite un peu moins et pas du tout après 20 km. J'ai fait quelques petits tours et détours sur la partie entre 15 et 20 km justement, mais grâce à la préparation du parcours sur Top25 : zéro galère.

6h00. Passage sous la N104 du côté de Brétigny-sur-Orge, sur le parcours de mon dernier (et premier d'ailleurs) 10 bornes. À partir de là, c'est l'inconnu. Je fais une rallonge après avoir hésité à partir sur la droite ou sur la gauche (je choisis à droite, dans le sens de la montée... pour me rapprocher de la ligne RER) pour un mur d'enceinte pas prévu à la place d'un sentier (vers le km22) à Sainte-Geneviève-des-Bois, pour contourner le centre hospitalier.
Je passe le magnifique Pont des Belles Fontaines à Juvisy-sur-Orge (endroit très improbable) quand le jour commence à poindre, j'en profite pour ouvrir le paquet de noix de cajou, miam, arrosé d'une gorgée de Coca, slurp.

8h05. Débouché de l'Orge dans la Seine, je prévoyais mettre un peu moins de temps (mais avec aucune idée précise : bizarre, non ?), ensuite traversée aller-retour sur la passerelle d'Ablon-sur-Seine (interdite au public, mais ouf c'est le GR : merci Paulo pour l'info, je n'y serais peut-être pas aller s'en savoir) à manger des noix de cajou et à boire du Coca. Ensuite c'est un peu moins marrant (l'Orge est, elle, aménagée pratiquement tout du long en promenade), mais ça reste des berges, des pistes cyclables, c'est bien bien chouette, même si c'est au ras de la route. Je suis donc rive gauche et traverse au pont de Villeneuve-le-Roi. Sur un trottoir le long du RER, puis sur une belle piste cyclable le long... de la route. À côté de constructions toutes nouvelles, un panneau indique le niveau atteint par la crue centennale de 1910... à environ sept mètres au-dessus du niveau d'aujourd'hui : on est en quelle année déjà ?

9h11. Passage à côté de Choisy-le-Roi, qui symbolise l'entrée au pays de l'ultra. Les jambes sont bien raides, je me refais un petit coup de Coca-noix de cajou et me fixe pour objectif le prochain pont à traverser. Ce côté rive droite n'est pas terrible, belle piste cyclable... mais au ras de la route (là, je quitte le GR qui s'en va vers Le Havre). Je traverse entre Alfortville et Vitry-sur-Seine, en passant par le pont à haubans du Port à l'Anglais. Maintenant, je suis une piste au bord de l'eau et sous le niveau de la route, bien plus agréable, qui semble continuer aussi vers le sud : à tester la prochaine fois. Avant de revenir sur la rive droite, par la Passerelle industrielle d'Ivry-Charenton très chargée en tags, je découvre le Chinagora (je n'avais jamais remarqué ce bâtiment, c'est complètement hallucinant !). Puis c'est la piste le long de l'autoroute A4, qui ne dure pas très longtemps heureusement.

10h16. Sous le périph, presque ému. Ensuite c'est du connu : je vais courir de temps en temps à Bercy avec le groupe « fac Paris 6 ».

10h41. J'arrive en pleine forme au bureau, en terminant par le Jardin des Plantes, théâtre de mes entraînements parisiens.

Enfin, c'était franchement chouette : 6h35 de bonheur pour 57 km. J'ai vu les bâtiments et usines de tous les jours (puisque la ligne RER suit à peu près le même itinéraire, mais toujours rive gauche et pas forcément le long de la Seine) sous un autre angle, avec de belles surprises en plus. je suis vachement content. Je compte le refaire une fois par... mois (eh oh, pas tous les jours non plus !).

Côté équipement :
Inov-8 Roclite 295, collant long noir plus short bleu (le bien-être y gagne ce que le style y perd), Wintertrail-Ufo plus t-shirt Ufo manches longues. Bonnet (de l'Origole pas encore aux couleurs Ufo), frontale pour les trois premières heures, pas en continu grâce au clair de lune. Au cardio, max. à 236 (en passant le long de la ligne RER) et 148 de moyenne.
Avec la poche à eau du Wasp (1,7 litre) pleine d'un mélange eau plate+San Pelegrino dont je bois seulement 50 cl, un Coca (50 cl en bouteille), deux compotes et 50 g de noix de cajou-ou-ou-ou. Pas touché aux crèmes de marrons ni aux barres de céréales.
Et je ne me suis même pas servi de ma boussole !

Merci à Paulo pour ses infos : le magnifique Pont des Belles Fontaines (bien vrai ! et on tombe dessus sans s'y attendre du tout) et le coup de la passerelle d'Ablon, interdite au public (sauf pour ceux qui savent !).