mercredi 13 mai 2009

Un an d'Inov-8

14 mai 2008, réception des Inov-8 Roclite 295.
Depuis, 3 nouvelles paires sont venues les rejoindre (un modèle f-lite 230 et... deux autres 295), pour un total de 1940 km (soit 82% du kilométrage total sur l'année glissante*), dont :
  • 191 en f-lite 230 ;
  • 1143 avec la 1re paire de Roclite 295 (6 ultras) ;
  • 372 avec la 2e paire de 295 (2 ultras) ;
  • 234 avec la 3e paire de 295 (2 ultras).
Elles sont toutes encore en usage. Je commence à faire de plus longues sorties avec les 230, même sur route, à apprécier réellement ce peu de matière entre mon pied et le sol. Ceci m'a conduit à essayer les Fivefingers.

*: 1444 km du 14/05 au 31/12/2008 + 909 du 01/01 au 13/05/2009

jeudi 7 mai 2009

Five Fingers

Profitant d'un échange en plein Uforum, j'ai eu la très agréable surprise de recevoir aujourd'hui les FiveFingers (modèle Sprint, 320 g la paire) de chez Vibram. Il existe d'autres modèles (sans sangles ou avec « chaussette intégrée »), distribués par Lizard, importés en France par Alp distribution, à acheter sur internet contre 80 à 110 euros selon la boutique.


Outre la couleur bien flashy (comme tous les autres coloris, merci Julien, tu as fait le bon choix !), ces chaussettes-à-semelle sont faciles à enfiler (il me faut juste guider mes petits orteils dans le bon logement, un coup à prendre), très agréables à porter : on les oublie totalement, un vrai bonheur... en marchant pour l'instant ; je testerai en mode course à pied dès que possible. Il faut déjà être mûr dans sa tête pour accepter l'idée de faire du barefoot, après il ne faut pas avoir peur du regard des autres... mais cela reste un excellent moyen pour engager la conversation, lorsque l'on va chercher ses enfants à l'école.
Un coup à finir comme BareFoot-Ted ? (Notez que j'aime beaucoup son nouveau vélo... vraiment, si le père Noël passe par ici. Quoique, un vélo couché m'irait bien aussi, mais je m'égare.)

Concernant les bienfaits du barefoot, ou le mal des chaussures, vous pouvez lire cet article du Herald Sun (en anglais) ou celui du Daily Mail (en anglais également).

mardi 5 mai 2009

Quad Dipwork*!

Dans la série « Allez au boulot, oui... mais pas tous les jours », l'on vous propose la Quad (après la première, la deuxième et la troisième).

Départ à 3h02, après une relativement bonne courte nuit... je commence à me faire au canapé et au stress de ne pas entendre la montre pour le réveil.

Le ciel est dégagé, la Lune au trois quarts pleine éclaire les prés. Je suis en Roclite 295 (3e paire) + guêtres, short, t-shirt, manchettes, gants, bonnet, buff, je garderai le tout jusqu'à la fin, après avoir essayé trente minutes sans gants. Une fois les mains bien au chaud, j'ai du mal à les remettre au froid. J’essaie de penser « nature » cette fois, au lieu de regarder la montre. Bon, ça ne marche pas vraiment (enfin, je regarde quand même la montre) ; premier être vivant : un lapin (ça devient rare), puis j’entends les grenouilles (à chaque plan d’eau), des canards, un chien au loin (tant mieux), des oiseaux en avançant dans la matinée. Un loup (un ours ? en tout cas une bestiole assez grosse qui détale comme un chevreuil, il y en a à Athis-Mons ? Bon, peut-être un chien, mais le comportement est étonnant, enfin je ne m’en plains pas).
Je note seulement deux passages un peu raides (pour les jambes, pas pour la pente) : le long du RER à Villeneuve-le-Roi (mon chrono quand j'y arrive permet une remotivation providentielle) et entre Choisy-le-Roi et Alfortville (la providence ne marche qu'une fois), comme d'habitude (sic !). Pour une fois, pas un seul bateau ne m'aura doublé : je n'en ai pas vu dans ce sens ; o ).

Les temps de passage sont ultra-simples ce coup-ci :
  • 22' à Breuillet,
  • 1h01' à la N20,
  • 1h43' à la Francilienne,
  • 2h02' au 20e kilomètre,
  • 2h47' sous l'A6,
  • 3h02' sous le pont RER de Juvisy-sur-Orge (pk30),
  • 3h30' à la Seine (pk35),
  • 4h04' à la gare Villeneuve-Triage,
  • 4h24' au pont de Choisy-le-Roi,
  • 4h30' sous l’A86 (pk45),
  • 4h47' sur le pont d’Alfortville,
  • 5h pratiquement au 50e (à 150 m près, d’après openrunner),
  • 5h05' à la passerelle d’Ivry,
  • 5h17' (?) sous le périphérique,
  • 5h39' à la ligne d'arrivée.
Je baisse le rythme une fois dans Paris, en laissant filer, mais j’aurais quand même bien aimé rester sur la base des 10 km/h sur 56 km. Peut-être pour la prochaine fois, sans feux rouges.

J’ai optimisé ma consommation : thé sans miel+madeleines avant le départ, 1,2 l de Badoit+eau plate (la poche est vide après quelques gorgées, arrivé au bureau), deux compotes, des noix de cajou… et c’est tout. Je mange assez tôt, peu, souvent en courant. Je n’ai même pas enlever mon sac (j’avais pourtant une bouteille de Coca à l’intérieur).

Eh bien en voilà quatre, vivement le mois de juin. Avant ça, il y aura la Mégatoff et les Sentes des légendes.

Bon, maintenant, j'ai grand faim. Où sont les poulardes, j'ai faim... où sont les veaux , les rôtis , les saucisses** ?

* : en pensant à la fameuse Quad Dipsea, organisée par M. Hawaiian John.
** : youpi c'est la page culturelle.

vendredi 17 avril 2009

Boulot... boulot... boulot

Et de trois !

Après celle-ci et celle-là, j'opte pour le mode « conditions météo non idéales ».

Mercredi soir, pour ne pas changer les bonnes habitudes, je prépare mon sac : un litre de Quezac dans la poche, deux barres de céréales au sésame, quatre compotes, des noix de cajou. Je vérifie et rebranche la frontale (sic !). Nuit sur le canapé.

Jeudi.
1h53. Réveil, 30 minutes avant l'alarme... je préfère rester allonger et patienter.

2h25. Thé au miel et pains au chocolat.

3h00. Départ, il ne fait vraiment pas froid, je suis en short, wintertrail, t-shirt jaune Ufo avec bonnet (le t-shirt manches courtes avec les manchettes aurait suffit) ; j'emporte buff, gants et Top R-light par que la pluie est annoncée assez tôt. Aux pieds, ma dernière paire d'Inov-8 Roclite 295, 75 km au compteur, ainsi que les guêtres associées, histoire de les tester avant une course.

3h06. La frontale fonctionne mal.

3h08. La frontale ne fonctionne plus, le fil est coupé. J'hésite un poil à continuer, mais sorti pour sorti, autant que je me fasse une petite balade, quitte à revenir à une heure plus décente à la maison. Je passe dans la boue :

(l'effet guêtres)

les orages de l'avant-veille ont arrosé copieusement les champs un peu en pente qui longent le chemin. J'ai bien fait de mettre les guêtres. La clarté n'est pas mauvaise : l'éclairage urbain se reflète dans les nuages.

3h16. Essai de réparation de la frontale, à la lueur d'un lampadaire...

3h24. Après quelques hésitations, je décide de continuer. Je connais le chemin, à part quelques courts passages vraiment dans les bois et qui seront donc très sombres, ça devrait passer avec les pupilles bien dilatées.

4h08. [Sans compter l'arrêt réparation, 1h pile] sous la N20. Je reçois quelques gouttes et comme le ciel derrière est vraiment sombre, j'enfile ma veste et mes gants. La passerelle qui enjambe l'Orge à la sortie d'Arpajon a été remplacée, et les quatre marches pour y accéder font maintenant place à un belle rampe d'accès en cailloux, blancs de neuf, idéal dans la nuit !

4h51. Sous la N104, tout va bien pour les jambes, l'estomac est un peu bizarre. Peut-être que les épinards et les poivrons marinés de la veille ne sont pas encore parfaitement digérés. Les passages les plus obscurs sont très courts et le chemin toujours plat. Le plus critique est le passage le long de la route à Ste Geneviève-des-Bois. Petite marche dans la côte de Morsang-sur-Orge. Il pleuvotte un peu, je suis à la limite des gros nuages : ils vont plus vite que moi mais heureusement pas exactement dans la même direction.

6h13. 3h05, passage sous le pont du RER à Juvisy-sur-Orge, il se met à bien pleuvoir. Je marche un peu pour prendre Coca et noix de cajou.

6h42. 3h34, 35e km. Débouché de l'Orge sous le ciel qui s'éclaircit. Je commence une barre de céréales et ne m'arrête pas pour marcher. Je trotte doucement, et marche juste en traversant la Seine, à Choisy-le-Roi.

7h48. 4h40 sous l'A86. Je cours jusqu'au pont d'Alfortville. Là je traverse en marchant, prends encore quelques noix de cajou et finis mon Coca.

9h03. 5h55' pour 56 km, la même chose que la dernière fois. Une ampoule au petit doigt de pied droit, un bon mal de jambes, content d'être arrivé.

Je bois plus que la dernière fois (50 cl de Coca, 1 l d'eau), mange deux compotes, une barre de céréales au sésame et quelques noix de cajou.

Vendredi.
Le matin, un petit coup de gel cryo sur les jambes, les genoux couinent légèrement, les muscles sont vraiment bien.

La même en mai ?

lundi 6 avril 2009

Tyrolienne, 2.1

La version définitive (!) en photos.
On a donc, côté arrivée, les deux ensembles [sangle-mousqueton à vis-oreille de lapin], à tendre d'un jour à l'autre. Le nœud de lapin fait office d'arrêt pour la poulie, au cas où un énervé réussirait à aller jusque là (il faudrait que la corde soit vraiment très tendue pour ce montage-ci : bien lancé, je m'arrête à plus d'un mètre du nœud).

Et de l'autre côté, un magnifique montage en pièces de récupération pour la fabuleuse plate-forme de départ : 4 pieds en forme de poutres (sèches depuis deux cents ans, mais pleines de mousse après quelques années dehors), plantés dans le sol, consolidés à l'aide de plinthes, surmontés par un volet. Le tout est copieusement arrosé de clous de taille respectable, retenu à l'arbre par une sangle. L'escabeau est du même tonneau, lui aussi attaché à l'ensemble. Manque plus qu'une guérite pour vendre les tickets...


Ce dimanche, l'attraction a rencontré un vif succès, chez les petits comme chez les plus grands. Approuvée par un 77 kg. Au suivant !

lundi 30 mars 2009

Tyrolienne, 2

La tyrolienne version 1 n'aura vécu que deux jours.
La version 2 est maintenant en station, un peu plus simple au montage :
  1. du côté le plus haut, un nœud de lapin avec de grandes boucles. Les deux boucles sont attachées ensemble par un mousqueton à vis : pas de réglage possible, donc plus besoin de monter à l'échelle,
  2. de l'autre côté, de nouveau un nœud de lapin avec des boucles plus petites, ayant chacune un mousqueton à vis dans lequel passe une sangle tendue avec un système à cliquet. Les sangles sont placées sur le même arbre, l'une en dessous de l'autre, et la tension se fait une sangle après l'autre.
Il reste la plate-forme de départ à réaliser : 4 bouts de vieilles poutres pour les poteaux, de vieilles plinthes en bois pour consolider l'ensemble, un vieux volet pour plancher et un vieil escabeau pour y monter. Quelques clous, un bonne scie et c'est parti.

samedi 21 mars 2009

Une tyrolienne dans le jardin

Depuis ce premier essai, il y a deux mises à jour : version 2 et version 2.1.

Pour faire une tyrolienne entre deux arbres dans un jardin, il faut :
  • deux arbres bien placés,
  • de bons conseils (ceux du Vieux Campeur sont excellents),
  • une liste de matériel :

Une fois rassemblés les ingrédients (le niveau est en fait superflu), on peut commencer la construction en elle-même, chouette. Les arbres sont distants de 20 m, en comptant les nœuds de lapin aux deux extrémités, et une longueur suffisante pour faire des boucles pour s'accrocher à la poulie, une corde de 30 m est idéale. La pente conseillée est de 3%, mais la vitesse de chute dépend également de la tension de la corde. En étapes imagées sur une demi-journée, ça donne :
  1. faire tenir les cales sur un tronc (cela permet de laisser un peu de mou à l'arbre, si la tyrolienne est montée à demeure -- ce n'est pas le cas ici, elle ne sera installée que pendant la bonne saison) ; avec un sandow, ça facilite grandement les placements et replacements des sangles et cales :
  2. une fois la bonne hauteur trouvée, fixer la sangle à cliquet (pratique pour la mise en tension) :
  3. faire de même de l'autre côté (j'ai préféré une sangle à cliquet, facile à tendre, pour les deux côtés, même si bien sûr une seule doit suffire).
  4. une fois les sangles en place, on peut y accrocher la corde, via un mousqueton à vis et un nœud de lapin :
  5. faire un test avec un lourdeau pendu au milieu de la corde, et adapter la hauteur de la corde.
  6. une fois la hauteur moyenne fixée, on peut régler la hauteur de départ en fonction de la vitesse de descente. Ainsi, de relativement basse au départ (non, sa tête n'est pas dans les anneaux !), on a gagné un bon mètre (sans toucher à la boucle de l'autre côté) :
  7. c'est fini, youpi !
Pour le testeur le plus lourd (moi-même), l'arrêt se fait à trois mètres de l'arbre d'arrivée, il n'y a donc pas de crainte à avoir sur le besoin d'une doublure de la corde pour effectuer un freinage automatique : une 2e corde qui part du même niveau mais finit plus ou moins loin du niveau d'arrivée de la corde principale, sur laquelle on monte une poulie simple, reliée à la poulie double (par cordelette et mousquestons)... au départ rien ne change, à l'arrivée on est freiné par la poulie simple qui tend la 2e corde au fur et à mesure que celle-ci ne peut plus être parallèle à la principale.

Les prochaines étapes :
  • doubler les points d'ancrage, avec des sangles plus grosses, qui acceptent une tension légèrement plus importante (on arrivera ainsi plus près de... l'arrivée !).
  • un harnais, ou une simple corde passée dans les jambes et à la taille, mousquetonnée aux anneaux de la poulie, aiderait les plus petits à se tenir, même si une parade (et même plus) s'avère rassurante.
  • faire une plate-forme de départ peut faire passer un autre week-end dans le jardin, mais l'échelle, qui nécessite la présence d'un adulte fait, à sa façon, dissuasion.